Bilan personnel de 2014

À cette période l’année, je suis tenté, sans doute l’êtes-vous aussi, de regarder en arrière et de considérer toute l’année qui vient de passer. Bref, de faire un bilan. Il est temps de revenir sur les objectifs que l’on s’était fixés, les choses inattendues, bonnes ou mauvaises qui nous sont arrivées, les échecs et les revers que l’on a connus et la façon dont nous nous sommes adaptés aux divers éléments de la vie.

Pour moi l’année 2014 en a été une de bouleversements et de d’enchantements. Les bouleversements d’abord.

Évidemment, prendre la décision de quitter un travail salarié et, de ce fait de quitter l’extraordinaire environnement de travail qu’est le Cégep de Sherbrooke n’a pas été chose facile. Les implications d’un tel choix sont nombreuses et je le constate, encore, à chaque jour qui passe. Cependant, cela devenait nécessaire; au plan de la santé mentale premièrement ; le travail de cadre en éducation est de plus en plus énergivore et exigeant et la dépendance aux orientations gouvernementales, faisant fi des réels besoins des étudiants et des établissements, créait chez-moi un choc de valeurs, une dissonance telle qu’il m’était impossible de continuer. Au regard du besoin de réalisation ensuite; quand on constate que l’on doit encore et toujours revenir sur les mêmes dossiers, les mêmes enjeux et les mêmes problèmes, presque en tous points semblables à ceux que l’on a adressés 15 ans plus tôt, il s’installe une sensation prenante de déjà vu, une lassitude qui appelle de passer à quelque chose d’autre, à se réaliser autrement.

Bien sûr les personnes que je côtoyais au quotidien me manquent et j’ai, chaque jour, une pensée pour l’une ou pour l’autre, fugace ou persistante, des inquiétudes aussi parce que je sais pertinemment qu’ils sont aux prises avec des problèmes qui semblent, me semblent à tous le moins, insolubles.

Pour ce qui est de l’enchantement, je ne peux passer sous silence ma découverte du système d’appareils et d’objectifs de la série X de Fujifilm. C’est simple, mais c’est ici un cas flagrant de redécouverte de la photographie, rien de moins. Une espèce de retour aux sources, de retour aux bases de la photo dans un système qui est pourtant à la fine pointe de la technologie. Cette technologie, même si elle est omniprésente, nous laisse l’impression d’avoir en main un appareil à film. On reprend contact avec de vieux réflexes; le contrôle de l’ouverture par la bague, la vitesse et la sensibilité du capteur sur des boutons crantés, le look rétro et, évidemment, une qualité d’image exceptionnelle grâce à l’optique sans faille de la majorité des objectifs de Fujifilm (Fujinon). Le système répond à tous les besoins; photos en studio, photo en déplacement (grâce à mon kit de lumière portable), portrait, paysage, photographie de rue, faible lumière, etc. Il n’y a qu’en photo sportive ou animalière qu’il ne convient pas. Quoi qu’il en soit, si les résultats ne sont pas à la hauteur, c’est entièrement ma faute. Le matériel n’est pas en cause… le choix du matériel et des réglages, peut-être, mais c’est moi qui en suis responsable. Bref que du bonheur !

Enfin, 2015 est à nos portes et nous réservera à son tour son lot de surprises, de bouleversements et de découvertes. Ce sera sans doute la même chose pour vous. Pour moi, après six mois de retraite, après avoir refait le plein, m’être ressourcé… renouvelé en quelque sorte, je me sens prêt à reprendre le collier… “time to get busy” ou encore “ready, willing and able” comme le dit souvent une de mes bonnes connaissances. Nous verrons ce que 2015 me réservera de ce côté.

Pour ce qui est de la photo, je ne peux que me souhaiter plus de travail. Bien sûr la compétition est rude et les photographes sont nombreux, mais je compte bien que 2015 sera l’année de mon envol. Si vous souhaitez y contribuer, vous savez quoi faire 

Je vous laisse avec 12 de mes photos préférées. Une pour chaque mois de l’année, concept, hein 

Joyeuses Fêtes à toutes et tous ! Bonne année 2015 !

Texte et photos © 2014 OLNEY