Doux printemps, quand reviendras-tu?

Depuis quelques semaines, j’avais planifié profiter d’une sortie professionnelle de ma conjointe à Québec pour y faire de la photo.

Prometteur, non? Québec au printemps! Je m’en pourléchait les babines!
-20 degrés au réveil, -17 à midi. Le courage m’a rapidement manqué. D’autant plus que je n’avais presque pas dormi de la nuit; la faute au plumard maudit.


Comme bien des têtes grises, je me suis retrouvé au centre d’achats pour y réveiller ma carcasse et parce que n’était pas disposé à affronter ce froid si tôt le matin. C’est triste un centre d’achats, surtout par un supposé matin de printemps d’un hiver qui n’en finit plus. Pas un chat! Enfin, un peu quand même… mais si peu. Des commis, des gardiens de sécurité, du personnel d’entretien, oui, mais presque pas de clients. On est à Québec tout de même! Ça m’a permis de piquer une jasette à un gardien de sécurité qui s’entêtait à trouver une façon polie de me mettre dehors parce que j’avais un appareil photo et qui, n’en pouvant plus face à ma naïveté, m’a sournoisement donné du « Écoute, criss ton camp ou… » . Je devais sans doute être en flagrant délit d’espionnage commercial. Heureusement j’avais eu le temps de m’intéresser, faute de mieux, à la structure de la verrière et à en tirer les quelques clichés que voici. En malpropre que je suis, photographe c’est-à-dire, j’ai donc quitté les lieux pour aller me les geler en ville.

Constatant rapidement que la situation météo ne s’améliorait pas, je me suis mis à rêver aux Îles. Enfin, une île, toute près, toute prête à me recevoir, l’île d’Orléans; 42 milles de choses tranquilles (F. Leclerc). Je vais tout de même aller voir sur le fleuve si le printemps arrive! Au diable la vieille ville, je vais sur l’Île.

Eh bien oui! Les signes sont là. La glace se rompt, l’eau s’écoule, le soleil fait son travail de sape malgré le froid. Bien sûr, selon que l’on soit du côté de la Côte de Beaupré ou celui de la Côte de Lévis le temps n’est pas tout à fait le même. Du côté de Lévis, le vent, les bourrasques et les lames de neige sont plus présentes et on se croirait aisément en janvier par moment, mais sur le fleuve ça bouge, l’eau chante et le soleil danse… enfin!


For a few weeks now, I had planned to hop on one of my spouse’s professional trip to take photos in Quebec city.

Promising, right? Quebec in the spring! Delightful! That’s what I thought too.
Damn, -20 degrees in the morning, -17 at noon. Courage failed me as I got out of the shower. Especially since I hardly slept the night over; blame it on a cursed sack.

Like many gray heads, I went at the mall to slowly wake my carcass. I was not prepared to face this kind of cold so early in the morning.
A shopping center is a sad place, especially on a supposedly spring morning born from a never ending winter. No one in sight! Well, yes… but so few. Clerks, security guards, maintenance personnel galore, but no customers. So, I befriend a security guard who soon persisted to find a polite way to drive me out of the mall. He was clear that, as long as I had a camera I was a persona non grata. He tried and tried, until my faint naivety was too much to bare  for him;  » Listen buddy, you fu… scram from here, or else…« . I guess our frienship was over right there, it’s sad. I must have been caught in the act of a business spying of some sort. Luckily I had time to look at the glass roof of the mall and the structure of the canopy and take some pictures of it. So I left the crime scene and got back to freezing my ass outside.

Realizing quickly that the weather situation had not improved, I soon dreamt of the Islands. Well, an island, close by, accessible, the Île d’Orléans; 42 miles of quiet things as Félix Leclerc put it, in french of course. Since I’m freezing here, I might as well go and see if the St-Lawrence River knows where our spring has gone.

Well, she knows! The signs are all around Île d’Orléans . The ice is breaking everywhere, water flows, the sun is undermining all that ice and snow despite the coldness of the air. Of course, whether you’re on the Côte de Beaupré side of the island or on Côte de Lévis things may look entirely different. The wind and snow are persitent on Lévis’s side, as if we were in january but, when you look at the river, ice is moving quickly, thanks to the water and sun singing and dancing toghether… finally!

Texte et photos © 2015 OLNEY