Verdure et dessous de ponts

L’automne approche lentement. Déjà, on en observe les premiers signes, de plus en plus nombreux à chaque jour qui passe. Un bosquet d’arbres qui prend des couleur ici, une « talle » de fleurs qui se fanent là; impossible d’y échapper. Pour ma part c’est un bienfait, chacun sait que j’adore l’automne, sa luminosité et ses couleurs. Vient un temps où j’en ai soupé de toute cette verdure intense, enorgueillie de toute l’eau et de tout le soleil reçu pendant l’été. Je préfère grandement la lente décrépitude des choses, plus dramatique et romantique que l’exubérance de la jeunesse.

J’ai glané ces quelques photos aujourd’hui. J’avais le projet, trop pressé que je suis que l’automne s’installe, d’aller cueillir des tomates italiennes chez Wera, à Sherbrooke. Comme chacun le voit, cette maudite verdure envahit encore tout, impossible d’apercevoir la moindre nuance de rouge dans le champs de tomates. J’en ai donc fait mon parti et capté ce qui a attiré mon attention.

Texte et photos © 2014 OLNEY