Vient un peu plus près – XF 27 mm

Je sais bien que le XF 27mm f/2.8 n’est pas le plus glamour des objectifs X de Fuji, mais c’est celui que je peux me payer pour le moment. Je souhaitais avoir une focale fixe relativement près des 35mm des appareils à pellicule et ne pouvait envisager le XF 23mm f/1.4. C’est donc un bon compromis, d’autant que je l’ai eu pour une chanson. Avec mon talent reconnu pour le chant, c’est dire que ça ne m’a pas couté cher.

J’ai donc pris la route ce matin, pour voir ce qu’il a dans le ventre. Je n’ai apporté aucun autre objectif que le 27mm. Je sais ce qu’il va m’obliger à faire. Je veux le faire, même si ça fout la chienne à quelques occasions, même si ça oblige à me déplacer, à y aller, à me commettre… il va m’obliger à me rapprocher de mon sujet, à la limite du “Qu’est-ce que vous faites là, vous?” Je souhaite ça. C’est nécessaire. C’est un bon challenge.

Ce qu’il y a d’intéressant là-dedans, c’est que ça procure un autre point de vue ou à tout le moins un autre ancrage sur le sujet puisque l’on n’a une autre position, par rapport à lui, que si on utilise une plus longue focale ou un télé. À partir de cet ancrage d’autres points de vue peuvent émerger et suggérer une foule d’autres compositions, d’autres émotions, d’autres histoires.

Après tout, c’est ce que l’on cherche à raconter avec nos images non, des histoires.

Alors voici la première histoire que raconte mon XF 27mm f/2.8, il y en aura d’autres. Comme vous le constaterez, le challenge demeure entier… je ne suis pas beaucoup plus près des sujets… enfin pas des sujets humains… ça viendra.

PS: En parlant de raconter des histoires… dans un dizaine de jours je vais passer une journée complète, one on one, avec un photographe que j’admire, qui m’inspire et qui est un vrai conteur d’histoires visuelles. Il s’agit de Patrick LaRoque. Vous pouvez admirer ses photographies directement sur son site http://www.laroquephoto.com/ ou encore sur la page du Kage Collective qu’il a mis sur pied http://www.kagecollective.com/ où vous aurez, en prime Kevin Mullins, Bert Stephani, Flemming Bo Jensen et d’autres maîtres de l’image.

Texte et photos © 2014 OLNEY