Vieux-Montréal

Il n’y a pas plus cliché que de faire un tour dans le Vieux-Montréal. Je n’y étais pas passé depuis un bon bout de temps, une dizaine d’années peut-être, et c’est comme si, au fil de ces années, rien du tout n’avait changé, ni même bougé. Les mêmes touristes; européens, asiatiques, québécois, les mêmes vendeurs de souvenirs made in China et, discrets, les mêmes artisans authentiques, peu nombreux, tentant tant bien que mal de tirer profit d’une trop courte saison d’affaires.

Il reste que, malgré tout, le charme opère encore. Le Vieux-Montréal réussit, pour peu que l’on se laisse imprégner de l’atmosphère, à faire oublier la décrépitude généralisée de la métropole. En dépit des quelques chantiers qui parsèment le quartier comme le reste de la ville, on constate rapidement le soin jaloux accordé à cette petite enclave de Nouvelle-France. Eh oui, il y a encore un parfum Vieille Europe qui court dans ses rues, une architecture qui hésite entre 18e et 21e siècle, une léger sentiment d’être ailleurs qu’en Amérique, qui plane sur les visiteurs.


There is nothing more cliché than taking a ride in Old Montreal. I had not gone there for a long time, a decade perhaps, and it is as if, over the years, nothing had changed or even moved. The same tourists are there; Europeans, Asians, Quebecers, the resellers for corporate China are there with what they call souvenirs and, amongst them, some authentic artisans, trying somehow to make a living of a too short business season.

The fact remains that, despite everything, the charm still works. Old Montreal succeed, as long as you let yourself blend in the atmosphere, at letting you forget the general decrepitude of the metropolis. Despite some construction sites that dot the area like the rest of the city, one quickly sees the zealous attention given to taking care of this small enclave of New France. Yes, there’s still a fragrance Old Europe lingering in the streets and the architecture, hesitating between 18th and 21st century, gives a slight feeling of being somewhere else than in America.

Texte et photos © 2014 OLNEY