Going outside

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Aller dehors. Simplement. Pour aucune autre raison que d’y être et de profiter des derniers rayons de soleil. Y sentir la mousse et le vent, respirer l’odeur âcre de la terre humide et écouter bruisser les feuilles mortes. Contempler la nature estivale mourrir tout doucement, en se mirant une dernière fois dans l’eau. Et pour s’amuser.


Going outside. Simply. For no other reason than to be there and enjoy the last rays of sunshine. To feel the moss and the wind, breathe the pungent smell of the damp earth and listen to rustling leaves. To contemplate the slow death of summer reflecting in water. And to play.


Texte et photos © 2018 OLNEY

Détours

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Il y a un bon bout de temps que je n’ai pas été actif sur ce blog. Trop longtemps. J’ai pris de nombreux détours qui m’ont égaré depuis le printemps. Des projets qui n’ont pas vu le jour, d’autres qui se sont avérés des culs-de-sac, m’ont tenu éloigné de la photographie et de ces pages. Ils devaient être si énergivores ces projets, que j’ai même suspendu mon site web et modifié sensiblement les profils de réseaux sociaux qui y référaient.

Ça va pour un temps… pas plus. J’ai rapidement pris conscience que, de tenir ce blog me donne de la structure ; un ancrage sûr quand tout tourne au chaos, une destination à atteindre quand le train-train quotidien gagne du terrain. Bref, ça fait en sorte que je prends mon appareil et que je regarde. À force de regarder, il m’arrive de voir aussi. Faire de la photo reprend son sens et le plaisir, l’envie, le besoin, reviennent tour à tour.

Mon court exil m’a causé quelques soucis toutefois. D’abord, j’ai eu quelques difficultés à récupérer mon site en état, mais surtout, j’ai perdu l’ensemble des coordonnées de mes abonnés. Tout est à refaire. Sans parler du référencement de ce site qui est à reconstruire, ce qui, franchement, m’est moins important que de récupérer au moins quelques abonnées.

Alors, si vous en avez envie, je vous invite humblement à souscrire à ce blog. Il y a plusieurs moyens de le faire ici et là sur le site, mais le plus simple est de se rendre à la page ABONNEMENT.

Je ne vous envoie un message que lorsque je publie un nouvel article, rien d’autre ! Vous ne serez pas inondés de message et, comme je ne partage vos coordonnées avec personne, vous n’en recevrez pas non plus de toutes sortes de sources inconnues.

À bientôt



It's been a long time since I was active on this blog. Too long. I took many detours that have misled me since spring. Some projects did not see the light of day, others turned out to be dead ends, and every one kept me away from photography and from those pages. They were all supposed to be so time-consuming that I even suspended my website and significantly changed every social networking profiles that referred to it.

That was okay for a while ... just OK. I quickly realized that, keeping this blog alive (even if I don’t have much to say) gives me a kind of structure; a secure landing path when everything turns to chaos, a destination to be reached when the daily routine is gaining ground. In short, it makes me take my camera and look at my surroundings. And the more I watch, the more I see. Then photography takes all its meaning again. Soon the pleasure, the envy, the need, all come back rushing.

My short exile caused me some problems, however. First, I had some difficulties in recovering my website in a relative state of health, but, most importantly, I lost the coordinates of all my subscribers to the blog. Everything has to be done again. Not to mention SEO that has to be rebuilt. Quite frankly, it’s less important than recovering my subscribers.

So, if you feel like it, I humbly invite you to subscribe to this blog. There are several ways to do this but the easiest way is to go to the SUBSCRIPTION page.

I only send you a message when I publish a new post, nothing else ! You won’t get flooded with messages, and, since I do not share your contact information with anyone, you will not receive any kind of mail from unknown sources.

See you soon and thank you for subscribing.

Texte et photos © 2018 OLNEY

L'hiver s'accroche

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Les traces de l'hiver s'accrochent partout. Un peu de lumière du printemps, ici et là, trop peu pour s'en contenter.

Braver la grisaille omniprésente, mettre le nez dehors autant que possible, c'est peut-être la seule façon de composer avec ce que la nature nous offre.


Texte et photos © 2018 OLNEY

Entre deux saisons

Centrale Frontenac, Sherbrooke QC

Il neige abondamment ce matin et, semble-t-il, pour quelques jours encore. Ce n'est rien de bien surprenant sous nos latitudes où l'hiver a tendance à s'éterniser. Il a aussi l'habitude, quand on le croit fini, de se pointer le nez de façon inopportune, inattendue à tout le moins, question de se rappeler à nos bons souvenirs, de nous dire qu'il ne sera jamais bien loin. Et comme la météo est un des sujets de conversation les plus prisés des Québécois, il ne faudra pas se surprendre d'entendre parler de l'hiver au beau milieu des canicules de la fin juillet.

C'est que l'hiver est la saison omniprésente au Québec, celle qui, en quelque sorte, définit qui nous sommes, de quel caractère nous sommes faits. C'était, au début de la colonie, un test de survie, de résilience, de courage et de débrouillardise que de "passer l'hiver". D'une certaine façon, c'est encore le cas à notre époque, malgré tout le confort moderne et la qualité des vêtements techniques actuels. C'est devenu un combat de l'esprit, une lutte incessante pour garder le moral. Certains s'en accommodent mieux que d'autres, bien sûr.

Pourtant, le printemps est à nos portes. Les champs se dépouillent de toute la neige accumulée et les ruisseaux et les rivières se gorgent de toute cette eau, sous l'effet de plus en plus marqué du soleil. L'espoir renaît, les couleurs reviennent chasser le blanc omniprésent et, pour ma part, je "retige", bien avant les fleurs printanières.

 

It is snowing heavily this morning and, apparently, for a few more days. There is nothing surprising here. At our latitudes, winter tends to drag on. When you think it's over, it finds a way to come back in an inopportune and unexpected way. As if it wants to make sure we're not forgetting it or to tell us that he will never be very far away. And, as the weather is one of the most popular topics of conversation for Quebecers, one will not be surprised to hear us talk about winter even in the heatwaves of late July.

Because winter is the ubiquitous season in Quebec, a season that, in a way, defines who we are, what character we are made of. It was, at the beginning of the colony, a test of survival, resilience, courage and resourcefulness to survive through winter. In a way, this is still the case today, despite all the modern comforts and the quality of today's winter technical clothing. It has become a fight of the mind, an incessant struggle to keep up morale. Some are better at this than others, of course.

Yet, spring is upon us. The fields are nearly stripped of all the accumulated snow, and the streams and rivers are filling with all this water, under the irresistible attacks of the sun. Hope is renewed, the colors return and chase away the omnipresent white of winter. For my part, it feels like I'm blooming again, well ahead of the spring flowers.

Texte et photos © 2018 OLNEY