Captifs - Captives

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Nos petits-enfants ont évidemment adoré leur journée au zoo. Ils n'ont que 3 et 6 ans après tout, sont éveillés et curieux de tout et, à cet âge béni, l'émerveillement n'est jamais très loin et les superlatifs les plus exagérés sont langage commun.

Tout ce bonheur vécu à les observer n'a cependant pas suffi à taire les sentiments ambivalents qui m'habitent chaque fois où je visite un lieu semblable. D'une part, je comprends et j'accepte bien ce devoir d'éducation et de préservation que certains jardins zoologiques remplissent avec beaucoup de dévotion, de professionnalisme et d'engagement. Ils nous permettent, dans la mesure du possible, d'entrer en contact d'une certaine façon, avec des animaux majestueux ou simplement bizarres, d'observer des comportements uniques et, aussi, de développer la connaissance, d'éveiller des intérêts et, qui sait, peut-être des passions.

D'autre part, je vois toujours des animaux en cage, des clôtures et du métal partout. Je vois des décors de carton-pâte délavés, des refuges de béton, d'acier et de verre. J'entends des bruits constants; de la musique, des machines tonitruantes, des cris et des pleurs d'enfants. J'observe des foules d'humains tentant désespérément et pas toujours adéquatement d'entrer en contact, de faire réagir ou de nourrir, des bêtes qui, naturellement, n'auraient possiblement jamais été confrontées à tout cela de toute leur existence.

Heureusement, il y avait les enfants.


FUJIFILM X-T2 + XF 35mm F/1.4 R + XF 18-55mm F/2.8-4 R + XF 55-200mm F/3.5-4.8 R


Our grandchildren obviously loved their day at the zoo. They are only 3 and 6 years old after all, quite awake and curious about everything and, at this blessed age, wonder is never far away and the most exaggerated superlatives are common language.

The happiness I got observing them all day, could not silence the ambivalent feelings I have each and every time I visit such a place. On the one hand, I understand and accept the duty of education and preservation that some zoological gardens fulfill with great devotion, professionalism and commitment. They allow us, as far as possible, to come in somewhat close contact with majestic, endangered or simply bizarre animals, to observe unique behaviors and to develop knowledge, arouse interests and, who knows, passions maybe.

On the other hand, all I see are caged animals, fences and metal everywhere. I see washed-out pasteboard decors, concrete, steel and glass refuges. I hear constant noises; music, thundering machines, cries and tears of children. I watch crowds of humans trying desperately and not always adequately to get in touch in any way, to provoke a reaction or to feed animals that would probably have never been confronted with any of this throughout their existence.

Luckily, there were the kids.

Texte et photos © 2017 OLNEY

Propos éparpillés II | DOUTE

Ceci est le second des courts articles initialement prévus pour n'en constituer qu'un seul. Le premier traite d'inspiration, le troisième de musique.

DOUTE

Il y a également ce fameux passage à Capture One. L'application est passée, de façon un peu inattendue, de la version 8 à la 9. J'ai tellement travaillé à assimiler le fonctionnement de cet outil et à personnaliser l'interface et les raccourcis qu'il est maintenant bien en main. Pourtant, un doute subsiste; éditer les photos est devenu tellement rapide avec CO9 que je me demande à chaque fois si je n'ai pas loupé des étapes. C'est fou, non? Alors je démarre Lightroom, pour des fins de test d'une certaine façon, de comparaison à tout le moins et j'arrive difficilement à y recréer ce à quoi je suis parvenu avec CO9. Il manque toujours un petit quelque chose que je n'arrive pas à reproduire. Du temps perdu, finalement.

Et il y a le nouveau moteur de rendu intégré à cette version 9. Je ne sais pas ce qu'en disent les autres utilisateurs, je n'ai rien lu ni rien cherché à ce sujet, mais il me semble, personnellement, un peu trop chargé en réduction du bruit et en netteté, du moins dans ses configurations par défaut. C'est comme si les photos étaient déjà un peu trop développées. C'est subtil, mais c'est là. Ça m'oblige a réduire l'effet de certains ajustements, de revenir à zéro dans certains cas et de faire des allers-retours qui, au final, créent le doute. C'est particulièrement le cas avec la réduction de bruit, la netteté et la clarté. Suis-je le seul à avoir cette impression?

Reste que c'est fatigant ce doute constant, car au final, ça allonge le processus plutôt que de le simplifier. Si en plus je dois développer les fichiers deux fois pour être satisfait... je ne suis pas sorti du bois.



This is the second of the short posts originally planned to be one. The first deals with inspiration, the third music.

DOUBT

There is also that switch from Lightroom to Capture One. There was an unexpected upgrade from version 8 to 9. I've worked hard to learn how to properly use this tool and customize the interface and shortcuts in a way that suits my process. Still, some doubt lingers; editing photos has become so fast with CO9 that I wonder, each and every time if I have not missed a step or two. It's crazy, right? So I open up Lightroom, for testing purposes in some way, and I hardly, and rarely, succeed at recreating what I managed to achieve with CO9. There's always something missing, something in the overall tonality that I can't reproduce. I simply lost my time, finally.

And then, there is the case of the new rendering engine built in this version 9. I don't know what other users are saying about it, I have not read anything nor sought to find anything, but it seems to me, that it's a little overloaded with noise reduction and sharpness, at least in their default configurations. It is as if the pictures were already too developed. It's subtle, but it's there. That forces me to reduce the effect of certain adjustments, returning to zero in some cases and make round trips which ultimately create doubt. This is particularly the case with noise reduction, sharpness and clarity. Am I the only one with that impression?

Still, this constant doubt gets tiring. In the end, it lengthens the process rather than simplify it. I have to develop the files twice to be satisfied ... I'm not out of the woods yet.

Session de portraits en nature


Pour la toute première fois, j'ai eu l'occasion d'utiliser les objectifs XF 35mm F1.4 R et XF 56mm F1.2 R pour autre chose que du travail personnel; une petite session de portraits en nature avec un jeune couple. Et pour la première fois également, j'allais traiter tout un shooting avec Capture One Pro. Ça fait beaucoup d'imprévus en une seule fois. Ni les objectifs, ni C1P ne m'ont déçus.

D'abord, les ouvertures maxi de F1.2 et F1.4 m'ont été d'un grand secours, compte tenu que le temps était nuageux et gris pour la majorité du shooting et que nous étions plus souvent qu'autrement sous le couvert des arbres. En revanche, et c'est surtout le cas du 56mm, ça laisse peu de place à l'erreur car la profondeur de champ est très très courte. J'ai encore à l'apprivoiser, c'est l'évidence, mais quels résultats pour ce qui est de détacher le sujet de l'arrière plan et pour donner à ce dernier un très joli floutage, un bokeh (beurk... quel affreux terme) artistique.

Voici donc quelques exemples ainsi que quelques photos "behind the scene" qui me permettent des expériences avec C1P. Beaucoup de plaisir à venir!


Note: Les liens vers les objectifs de Fuji qui mènent au site de Camtec Photo ne sont pas des liens affiliés. Je n'en retire aucun bénéfice. Ils servent simplement de liens informatifs. 



For the very first time, I had the opportunity to use the XF 35mm F1.4 R  and the XF 56mm F1.2 R for anything other than personal work; a quick portrait session with a young couple. And for the first time, I was going to process a whole shoot with Capture One Pro. That's a lot of new things at once. Neither the lenses nor C1P disappointed me.

First of all, the F1.4 and F1.2 maximum apertures were a great help as the weather was cloudy and gray for the majority of the shoot and we were, more often than not, under the cover of trees. However, and this is especially true of 56mm, so small apertures leaves little room for error as the DOF is very short. I have yet to tame it, this is obvious, but I got great isolation of the subject from the background and a very nice artistic bokeh (yuck ... what a terrible word, let's say blur).

Here are some examples and BTS pics that allowed me to experiment with C1P. Looking forward to a lot of fun stuff!


Note: Links to Fuji lenses that lead to Camtec Photo website are not affiliate links. I get no benefit whatsoever. They simply serve as informative links.


Texte et photos © 2015 OLNEY

De Lightroom à Capture One Pro


Aujourd'hui, je vous fais part de ce qui a chamboulé mon monde photographique cette semaine.

Lightroom

Tout d'abord Lightroom. Ouf... Nombreux sont les photographes qui sont montés aux barricades cette semaine en raison de la mise à jour de LR et qui se sont rebellés contre les améliorations -disons changements, plutôt - que cette mise à jour apportait. C'est que ces changements ont en même temps introduit un paquets de bugs et, surtout, retiré des fonctionnalités essentielles aux photographes; l'éjection automatique de la carte mémoire, la capacité de déplacer les fichiers vers un sous-dossiers, par exemple. La majorité des critiques s'est concentré sur les changements apportés au dialogue d'importation de photos. Deux articles de Scott Kelby résument assez bien les sentiments des utilisateurs de LR. Vous pouvez les lire ici et ici.

lightroom import dialog

Adobe a introduit un nouveau look, totalement disparate avec les standards établis pour l'application (ce qui laisse peut-être présager de quoi aura l'air LR dans le futur) et donne nettement l'impression d'abandonner la base de sa clientèle, les photographes pros, en adoptant une interface minimaliste, fortement influencée par les applications mobiles (l'approche des tuiles m'a tout de suite fait penser à Microsoft One Drive).

Pour ajouter l'insulte à l'injure, Adobe a proposé au téléchargement une correction de bugs qui n'a absolument rien réglé... RIEN DU TOUT! Les loups se sont déchaînés, ce qui a amené Adobe à s'excuser publiquement et à annoncer, hier, le retour de l'ancien dialogue d'importation dans une prochaine mise à jour. C'est à suivre... mais personnellement je ne suivrai pas cette saga. Voir pourquoi... après les quelques photos que voici, souvenirs de cette fin d'été. Comme l'article est long, je vous offre un petit intermède photo :-).



La quête

Quand on a, comme nous, à importer et à gérer un volume important de fichiers, à leur attribuer des métadonnées diverses, à les développer en de multiples versions et à créer des fichiers de sortie dans de nombreux formats destinés tantôt à nos clients, aux plateformes sociales, au blog, aux galeries diverses, à l'impression, etc., il est normal de souhaiter le faire avec le meilleur outil possible et, surtout le plus performant. Le plus performant c'est celui qui nous permettra de retracer rapidement et exactement les fichiers que l'on veut. Pour moi, il doit pouvoir traduire les méandres de mon esprit tortueux, ma façon d'organiser mes fichiers et mes versions, traduire en quelque sorte pourquoi j'associe ensemble telle ou telle photographie.

J'ai déjà écrit sur le sujet du workflow dans cet article dans lequel je partageais mes pérégrinations avec les différentes applications de conversion RAW et de gestion des fichiers ainsi que ma décision de me commettre totalement à Adobe Lightroom, faute de mieux.

Bien sûr la conversion des fichiers Fuji y est merdique, bien sûr l'interface de LR basée sur l'utilisation de modules qu'il faut sélectionner à chaque fois est gauche et bien sûr l'approche Creative Cloud (CC) oblige de payer chaque mois le droit d'utiliser l'application et de profiter des applications mobiles et de synchronisation. C'est une tendance lourde chez Adobe de nous attacher ainsi et même si ça a été fortement décrié au moment de son lancement, plusieurs semblent s'être fait au concept. "Welcome to the big corporate world". Personnellement, je n'aime pas. La dernière mise à jour a été le clou dans le cercueil, la goutte de trop qui a définitivement marqué la rupture en Adobe et moi. Exit Lightroom. Fin de contrat CC. Ciao bye ! 

L'idéal aurait été qu'Apple continue le développement d'Aperture. Mais Apple aussi a floué sa base d'utilisateurs pros en abandonnant l'application et en la remplaçant par un produit édulcoré et inspiré des applications mobiles; Photos. Fallait donc regarder ailleurs.



Capture One Pro 8

J'ai une version complète de Capture One depuis la version CO6, acquise en 2012. Depuis ce temps je l'utilise par moment, sans jamais m'y engager totalement. Bien que la qualité supérieure d'image soit indéniable, il y avait toujours quelque chose qui clochait et m'empêchait de l'adopter. Quelque chose qui tenait à l'interface, à l'utilisation de termes différents de toutes les autres applications du même type, à la complexité apparente de certains outils et également, il faut le dire, à l'absence de certains de ces outils devenus familiers dans Lightroom. Il faut également dire que la courbe d'apprentissage de cette application est assez abrupte. C'est ici que vous pouvez rire de moi et vous moquer de mes capacité d'apprentissage. 

La version CO7 apportait des changements notables sans toutefois qu'ils m'amènent à changer.

Entretemps, j'ai été invité à faire les test beta de la version CO8. Je me suis dit cool, si je fais ça sérieusement, je vais sûrement plonger plus profondément dans l'application, la comprendre mieux et l'utiliser plus efficacement. Nan... je ne savais pas ce que c'était que de "beta tester" une application. J'ai sacré plus que développé des photos. Malgré tout quand la version 8 est finalement sortie, j'ai tout de même acheté la licence... et laissé CO8 prendre la poussière dans un recoin de mon ordi.

Ma quête du meilleur outil se poursuivait donc et mes ressentiments à l'égard de Lightroom grandissaient. Il me fallait faire quelque chose. C'est ce que j'ai fait.

D'abord, je me suis littéralement tapé TOUS les vidéos concernant l'utilisation de Capture One disponibles sur le web, même les plus basics. Ensuite, et surtout, je me suis inscrit à une série de webinaires qu'anime avec brio et une réelle compréhension des besoins des photographes, David Grover de l'équipe de Phase One Photo. J'ai repassé ainsi toutes les bases de la gestion des fichiers et de leur développement. Consignant tout dans Evernote; mes découvertes, mes questions, les options qui s'offraient à moi, etc., je me suis constitué ma propre FAQ et construit mon propre worklow.

Ce très long article, donc, pour vous dire que j'adopte dorénavant Capture One Pro et ne regarde plus en arrière. Avec la version CO8 est venu la maturité pour ce fantastique outil qui ressemble à bien des égards à Aperture. Il est inutile de vous faire part de toutes les qualités de cette application, de nombreux articles en font part et je vous invite à les découvrir par vous-même ou à consulter les liens suivants:

Présentation de Capture One Pro 8
Tutoriels officiels
Webinaires à venir
Chaîne YouTube


Texte et photos © 2015 OLNEY