Détours

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Il y a un bon bout de temps que je n’ai pas été actif sur ce blog. Trop longtemps. J’ai pris de nombreux détours qui m’ont égaré depuis le printemps. Des projets qui n’ont pas vu le jour, d’autres qui se sont avérés des culs-de-sac, m’ont tenu éloigné de la photographie et de ces pages. Ils devaient être si énergivores ces projets, que j’ai même suspendu mon site web et modifié sensiblement les profils de réseaux sociaux qui y référaient.

Ça va pour un temps… pas plus. J’ai rapidement pris conscience que, de tenir ce blog me donne de la structure ; un ancrage sûr quand tout tourne au chaos, une destination à atteindre quand le train-train quotidien gagne du terrain. Bref, ça fait en sorte que je prends mon appareil et que je regarde. À force de regarder, il m’arrive de voir aussi. Faire de la photo reprend son sens et le plaisir, l’envie, le besoin, reviennent tour à tour.

Mon court exil m’a causé quelques soucis toutefois. D’abord, j’ai eu quelques difficultés à récupérer mon site en état, mais surtout, j’ai perdu l’ensemble des coordonnées de mes abonnés. Tout est à refaire. Sans parler du référencement de ce site qui est à reconstruire, ce qui, franchement, m’est moins important que de récupérer au moins quelques abonnées.

Alors, si vous en avez envie, je vous invite humblement à souscrire à ce blog. Il y a plusieurs moyens de le faire ici et là sur le site, mais le plus simple est de se rendre à la page ABONNEMENT.

Je ne vous envoie un message que lorsque je publie un nouvel article, rien d’autre ! Vous ne serez pas inondés de message et, comme je ne partage vos coordonnées avec personne, vous n’en recevrez pas non plus de toutes sortes de sources inconnues.

À bientôt



It's been a long time since I was active on this blog. Too long. I took many detours that have misled me since spring. Some projects did not see the light of day, others turned out to be dead ends, and every one kept me away from photography and from those pages. They were all supposed to be so time-consuming that I even suspended my website and significantly changed every social networking profiles that referred to it.

That was okay for a while ... just OK. I quickly realized that, keeping this blog alive (even if I don’t have much to say) gives me a kind of structure; a secure landing path when everything turns to chaos, a destination to be reached when the daily routine is gaining ground. In short, it makes me take my camera and look at my surroundings. And the more I watch, the more I see. Then photography takes all its meaning again. Soon the pleasure, the envy, the need, all come back rushing.

My short exile caused me some problems, however. First, I had some difficulties in recovering my website in a relative state of health, but, most importantly, I lost the coordinates of all my subscribers to the blog. Everything has to be done again. Not to mention SEO that has to be rebuilt. Quite frankly, it’s less important than recovering my subscribers.

So, if you feel like it, I humbly invite you to subscribe to this blog. There are several ways to do this but the easiest way is to go to the SUBSCRIPTION page.

I only send you a message when I publish a new post, nothing else ! You won’t get flooded with messages, and, since I do not share your contact information with anyone, you will not receive any kind of mail from unknown sources.

See you soon and thank you for subscribing.

Texte et photos © 2018 OLNEY

Entre deux saisons

Centrale Frontenac, Sherbrooke QC

Il neige abondamment ce matin et, semble-t-il, pour quelques jours encore. Ce n'est rien de bien surprenant sous nos latitudes où l'hiver a tendance à s'éterniser. Il a aussi l'habitude, quand on le croit fini, de se pointer le nez de façon inopportune, inattendue à tout le moins, question de se rappeler à nos bons souvenirs, de nous dire qu'il ne sera jamais bien loin. Et comme la météo est un des sujets de conversation les plus prisés des Québécois, il ne faudra pas se surprendre d'entendre parler de l'hiver au beau milieu des canicules de la fin juillet.

C'est que l'hiver est la saison omniprésente au Québec, celle qui, en quelque sorte, définit qui nous sommes, de quel caractère nous sommes faits. C'était, au début de la colonie, un test de survie, de résilience, de courage et de débrouillardise que de "passer l'hiver". D'une certaine façon, c'est encore le cas à notre époque, malgré tout le confort moderne et la qualité des vêtements techniques actuels. C'est devenu un combat de l'esprit, une lutte incessante pour garder le moral. Certains s'en accommodent mieux que d'autres, bien sûr.

Pourtant, le printemps est à nos portes. Les champs se dépouillent de toute la neige accumulée et les ruisseaux et les rivières se gorgent de toute cette eau, sous l'effet de plus en plus marqué du soleil. L'espoir renaît, les couleurs reviennent chasser le blanc omniprésent et, pour ma part, je "retige", bien avant les fleurs printanières.

 

It is snowing heavily this morning and, apparently, for a few more days. There is nothing surprising here. At our latitudes, winter tends to drag on. When you think it's over, it finds a way to come back in an inopportune and unexpected way. As if it wants to make sure we're not forgetting it or to tell us that he will never be very far away. And, as the weather is one of the most popular topics of conversation for Quebecers, one will not be surprised to hear us talk about winter even in the heatwaves of late July.

Because winter is the ubiquitous season in Quebec, a season that, in a way, defines who we are, what character we are made of. It was, at the beginning of the colony, a test of survival, resilience, courage and resourcefulness to survive through winter. In a way, this is still the case today, despite all the modern comforts and the quality of today's winter technical clothing. It has become a fight of the mind, an incessant struggle to keep up morale. Some are better at this than others, of course.

Yet, spring is upon us. The fields are nearly stripped of all the accumulated snow, and the streams and rivers are filling with all this water, under the irresistible attacks of the sun. Hope is renewed, the colors return and chase away the omnipresent white of winter. For my part, it feels like I'm blooming again, well ahead of the spring flowers.

Texte et photos © 2018 OLNEY

Petits plaisirs, grande joie

petits plaisirs grande joie

Petits plaisirs...

Je suis demeuré très attaché au petit coin de pays qui m'a vu naître, au coeur de l'Estrie, et à la campagne et aux villages qui parsèment les alentours de Danville. Tout enfant nous faisions régulièrement, par les beaux soirs d'été, des tours de "machine" par les chemins graveleux qui nous menaient de Saint-Adrien-de-Ham à Saint-Félix-de-Kingsey ou de Wotton à Saint-Albert.

Il n'y a pas plus beau souvenir d'enfance pour moi que ces ballades, frais lavé et en pyjama, la tête sortie par la fenêtre à admirer ces champs sous le soleil déclinant, à humer avec avidité l'odeur du foin coupé et à profiter de la relative fraîcheur du serein qui tombe. D'autant plus que chaque sortie était prétexte à une petite gâterie qui prenait, la plupart du temps, la forme d'un beau cornet de crème glacée molle.

De toutes ces sorties, celles du samedi et du dimanche avaient un caractère particulier parce que c'était soir de fromage! Tantôt à Saint-Georges-de-Windsor à la fromagerie Proulx, tantôt à Kingsey Falls pour une "grapette", une demi-livre de fesse et un chips BBQ, ou encore, de retour à Saint-Georges, à la fromagerie Côté. Ce sont là mes premières grandes sorties publiques, les premiers grands rassemblements populaires que j'ai connus. Ces soirs-là, les villages étaient animés des discussions et des rigolades des grands, des rires et des ébats des plus jeunes et des flirts discrets des adolescents, tous venus du patelin ou des villes et villages environnants pour cette deuxième messe de la journée.

Bien sûr, je suis retourné "au fromage" depuis. Mais je n'ai jamais retrouvé cette atmosphère conviviale, cette insouciance de bon vivant, ce plaisir de se côtoyer qui émanaient de chacun de ceux et celles qui se tenait, par ces beaux soir d'été, entre le parvis de l'église et la fromagerie de Kingsey Falls. Enfin, jusqu'à ce que j'aille à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Quel plaisir! Simple et un peu suranné, bien sûr, mais tellement rafraîchissant en même temps. C'était comme si je me replongeais au coeur de mes souvenirs. J'y ai retrouvé la même bonhommie, les mêmes rires francs et honnêtes, le même mélange hétéroclite, mais harmonieux d'agriculteurs et de citadins, de familles en visite et de résidents, de notables bedonnants et d'ouvriers, unis dans ce qui est, plus probablement qu'à l'époque, la seule messe de leur journée.

Plus que jamais, chaque fois que je reviens dans ce coin de pays, j'ai vraiment l'impression d'être "dans mes terres".

I am very found of the small piece of land where I was born, in the heart of the Eastern Townships, and of the countryside and villages that are scattered around Danville. When I was a child, my parents regularly took us for a drive on fine summer evenings. The rides would take us, by numerous gravel roads, from Saint-Adrien-de-Ham to Saint-Félix-de-Kingsey or from Wotton to St. Albert.

There is no more beautiful and precious childhood memory for me than these ballads, freshly bathed and in pajamas, head out of the back window to admire these fields under the setting sun, to sniff eagerly the smell of freshly cut hay and to relish in the relative coolness of the serene falling on the land. Especially since each trip was a pretext for a treat in the usual form, most of the time, of a nice cone of soft ice cream.

On Saturdays or Sundays, these rides had a special twist; it was cheese night! Sometimes in Saint-Georges-de-Windsor at Fromagerie Proulx, sometimes in Kingsey Falls for a grape soft drink and half a pound of unsalted fresh cheese and the inevitable BBQ chips, or, back to Saint-Georges at Fromagerie Côté. These were my first major public appearances, the first mass gatherings that I have known. On such evenings, the villages were lively with the discussions and laughs of grownups, the laughter and antics of the youngsters and the discreet flirting of teenagers, all coming from the surrounding towns and villages for what was the second Mass of the day.

Of course, I had « cheese nights » since. But I have never felt again this friendly or carefree atmosphere, the genuine pleasure of mingling with one another that emanates from each of those who stood, by those beautiful summer evening, in the lot between the church square and the cheese factory in Kingsey Falls. That is, until I got the chance to go to Fromagerie du Presbytère in Sainte-Elizabeth-de-Warwick. What a pleasure! Simple and a bit old-fashioned, of course, but so refreshing at the same time. It was as if I plunged back right at the heart of my memories. I have found the same good nature, the same hearty and honest laughter, the same motley but harmonious melting pot of farmers and city dwellers, of visiting families and residents, paunchy notables and workers united in what is, more likely that at that time, the only Mass of their day.

More than ever, each and every time I come back here, I really feel that « this land is my land ».


Grande joie

En plus de ces petits plaisirs que m'a procuré ma visite à la Fromagerie du Presbytère, la vie vient tout juste de me gâter et de me procurer une grande joie. Marie-Claude, conjointe de mon fils Maxime, vient de donner naissance à leur premier enfant, une belle grosse, grande et saine fée du nom de Morgane.

Sur ces photos, elle est à 13 heures de vie... vous risquez fort de la voir grandir sur ces pages.


In addition to the small pleasures my visit to the Fromagerie du Presbytère gave me, life recently spoiled me and provide me with a great joy. Marie-Claude, sweetheart of my son Maxime, just gave birth to their first child, a nice big, tall and healthy fairy named Morgane.

In these photos, she's at 13 hours of life ... you are likely to see her grow on these pages.

Texte et photos © 2016 OLNEY

Fall in the Townships

fall in the townships

I've been away from these pages for quite a long time, too long for my taste, anyway. Oh I've been shooting... a lot, but nothing personal, I hadn't got the time nor the energy for it. In fact, I was preoccupied by a bunch of things; projects outside of photography, various engagement, propositions to consider, life and career things that drained every ounce of it and undermined any creative venture I approached.

I lacked the somewhat intangible flow, easiness, awareness that is vital, to me anyway, to find pleasure in what I am doing, in this particular case to find pleasure in photography. I know that many great creatives, not that I am one of them, from all walks of art have found a driven force in trouble times and trouble minds, that is just not my case. I relish in the peacefulness of mind and soul. So... Decisions have been made, some projects were tossed aside and the flow came back, just like that.

The frames below have no particular relations to one another. There is not, really, any kind of consistency to them. It's just a way for me to tell you "Hey, look, I'm back".

Je me suis absenté de ces pages depuis un certain temps, trop longtemps à mon goût, en tout cas. Oh, je n’ai pas été inactif, j’ai fait de la photo... beaucoup, mais rien de personnel. Je n'avais ni le temps ni l'énergie pour cela. En fait, j’étais préoccupé par un tas de choses depuis un certain temps; des projets à l'extérieur de la photographie, divers engagements à rencontrer, des propositions à prendre en compte, des choses de la vie et des opportunités de carrière qui ont drainé chaque once d’énergie et miné toute entreprise créative que j’ai approchée.

Je n’avais pas de « flow », vous savez, cette facilité, cette clarté d’esprit intangible qui fait que tout coule. Perdu… tout simplement. Or c’est vital pour moi. J’ai besoin de cette tranquillité d’esprit pour trouver du plaisir dans ce que je fais, dans ce cas particulier, pour trouver du plaisir dans la photographie. Je sais que de nombreux créateurs, pas que je sois l'un d’eux bien sûr, de tous les domaines de l'art ont trouvé l’inspiration dans les moments de trouble et ont puisé dans leurs propres esprits troublés l’inspiration pour créer. Ce n’est tout simplement pas mon cas. J’éclos dans la quiétude de l'esprit et de l'âme. Donc... Des décisions ont été prises, certains projets ont été mis de côté et le « flow » m’est revenu, juste comme ça. C’est fou!

Les photos de ce post n’ont pas de relation particulière entre elles. C’est juste une façon pour moi de vous dire "Hé, regardez, je suis de retour! ».

Texte et photos © 2016 OLNEY

Propos éparpillés III - MUSIQUE

Ceci est le troisième et dernier des courts articles initialement prévus pour n'en constituer qu'un seul. Le premier traite d'inspiration, le second de doute.

MUSIQUE

Je vous ai dit brièvement, dans ce post, que je m'étais absenté du blog en partie parce que j'avais décidé de prendre soin de ma santé et que ça prenait pas mal de mon temps et de mon énergie. J'arrive enfin à bien équilibrer et à intégrer ce nouveau mode de vie au reste de mes activités.

Il demeure que j'en ai bavé un peu, dans le gym surtout. C'est qu'il faut rester motivé. C'est là que la musique m'a sauvé les fesses! Ma liste de lecture GYM est pas mal géniale... à mon avis. Et comme il sied à un vieux mélomane intéressé à tous les genres, comme je le suis, elle est assez éclectique merci!

Renaud réussit tant bien que mal à y côtoyer Woodkid, qui lui fait bon ménage avec Kate Bush et les Pretenders (qui ont fait la paix). Même Genesis, Cohen, U2 et Springsteen ont été vus à la queue-leu-leu... il y a vraiment de tout, vous n'imaginez pas. CCR, Eurythmics et les Doobie Brothers dans le même train. Mais ce qui me part vraiment et invariablement, à chaque jour, c'est The Quickening de Patrick La Roque. C'est ma toune fétiche, celle qui me met en train. Pas un entraînement ne commence sans débuter aussi par cette toune.

Si vous ne connaissez pas, et vous ne connaissez sans doute pas, à moins de suivre le blog de Patrick, et si vous vous intéressez à la musique actuelle, vous devez absolument prendre quelques minutes pour découvrir these kings, these subterraneans et éventuellement vous procurer l'album. Que dis-je, c'est plus qu'un album; 120 pages, près de 50 photos, des dessins, des textes divers, à la fois livre et disque qui nous laisse découvrir un peu plus de ce qui fait de Patrick La Roque, l'artiste qu'il est.

Avec la permission de Patrick je vous laisse en écouter des extraits et regarder ces quelques photos des garçons.




This is the third and last of the short articles originally planned to be just one. The first deals with inspiration, the second of doubt.

MUSIC

I told you briefly, in this post, that I was absent from my blog in part because I had decided to take care of my health and that it took a lot of my time and all my energy. I've finally got to balance and integrate this new way of living into the rest of my activities.

It remains that I worked quite hard, especially in the gym. It is tough! One of the toughest part is to stay motivated. This is where music saved my butt! My GYM playlist is just awesome ... I my opinion. As befits an old music lover like me, interested in all genres and fashion, it is pretty eclectic, thank you!

Could you believe that Renaud managed, somehow, to rub shoulders with Woodkid, who gets it going with Kate Bush and the Pretenders (who made peace with one another). You can even see Genesis, Cohen, U2 and Springsteen queuing together... there's really everything in there, you cannot imagine! CCR, Eurythmics and Doobie Brothers on the same train. But what really gets me going and working, every single day, is The Quickening by Patrick La Roque. This is my go to tune, the one that makes me train and train hard. No training really starts without it.

If you don't know it, and you probably don't unless you follow Patrick's blog, and if you are interested in contemporary music, you definitely should take a few minutes to discover these kings, these subterraneans and get the album. What am I saying, it is more than an album; 120 pages, almost 50photos, 8 great songs, drawings, etc. Really worth the investment... and you get to know more of what gets laROQUE to be the artist he is.

With is permission, I let you preview some of the songs while looking at the pictures I took of the boys, during last weekend.

 

Texte et photos © 2016 OLNEY