Petits plaisirs, grande joie

petits plaisirs grande joie

Petits plaisirs...

Je suis demeuré très attaché au petit coin de pays qui m'a vu naître, au coeur de l'Estrie, et à la campagne et aux villages qui parsèment les alentours de Danville. Tout enfant nous faisions régulièrement, par les beaux soirs d'été, des tours de "machine" par les chemins graveleux qui nous menaient de Saint-Adrien-de-Ham à Saint-Félix-de-Kingsey ou de Wotton à Saint-Albert.

Il n'y a pas plus beau souvenir d'enfance pour moi que ces ballades, frais lavé et en pyjama, la tête sortie par la fenêtre à admirer ces champs sous le soleil déclinant, à humer avec avidité l'odeur du foin coupé et à profiter de la relative fraîcheur du serein qui tombe. D'autant plus que chaque sortie était prétexte à une petite gâterie qui prenait, la plupart du temps, la forme d'un beau cornet de crème glacée molle.

De toutes ces sorties, celles du samedi et du dimanche avaient un caractère particulier parce que c'était soir de fromage! Tantôt à Saint-Georges-de-Windsor à la fromagerie Proulx, tantôt à Kingsey Falls pour une "grapette", une demi-livre de fesse et un chips BBQ, ou encore, de retour à Saint-Georges, à la fromagerie Côté. Ce sont là mes premières grandes sorties publiques, les premiers grands rassemblements populaires que j'ai connus. Ces soirs-là, les villages étaient animés des discussions et des rigolades des grands, des rires et des ébats des plus jeunes et des flirts discrets des adolescents, tous venus du patelin ou des villes et villages environnants pour cette deuxième messe de la journée.

Bien sûr, je suis retourné "au fromage" depuis. Mais je n'ai jamais retrouvé cette atmosphère conviviale, cette insouciance de bon vivant, ce plaisir de se côtoyer qui émanaient de chacun de ceux et celles qui se tenait, par ces beaux soir d'été, entre le parvis de l'église et la fromagerie de Kingsey Falls. Enfin, jusqu'à ce que j'aille à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Quel plaisir! Simple et un peu suranné, bien sûr, mais tellement rafraîchissant en même temps. C'était comme si je me replongeais au coeur de mes souvenirs. J'y ai retrouvé la même bonhommie, les mêmes rires francs et honnêtes, le même mélange hétéroclite, mais harmonieux d'agriculteurs et de citadins, de familles en visite et de résidents, de notables bedonnants et d'ouvriers, unis dans ce qui est, plus probablement qu'à l'époque, la seule messe de leur journée.

Plus que jamais, chaque fois que je reviens dans ce coin de pays, j'ai vraiment l'impression d'être "dans mes terres".

I am very found of the small piece of land where I was born, in the heart of the Eastern Townships, and of the countryside and villages that are scattered around Danville. When I was a child, my parents regularly took us for a drive on fine summer evenings. The rides would take us, by numerous gravel roads, from Saint-Adrien-de-Ham to Saint-Félix-de-Kingsey or from Wotton to St. Albert.

There is no more beautiful and precious childhood memory for me than these ballads, freshly bathed and in pajamas, head out of the back window to admire these fields under the setting sun, to sniff eagerly the smell of freshly cut hay and to relish in the relative coolness of the serene falling on the land. Especially since each trip was a pretext for a treat in the usual form, most of the time, of a nice cone of soft ice cream.

On Saturdays or Sundays, these rides had a special twist; it was cheese night! Sometimes in Saint-Georges-de-Windsor at Fromagerie Proulx, sometimes in Kingsey Falls for a grape soft drink and half a pound of unsalted fresh cheese and the inevitable BBQ chips, or, back to Saint-Georges at Fromagerie Côté. These were my first major public appearances, the first mass gatherings that I have known. On such evenings, the villages were lively with the discussions and laughs of grownups, the laughter and antics of the youngsters and the discreet flirting of teenagers, all coming from the surrounding towns and villages for what was the second Mass of the day.

Of course, I had « cheese nights » since. But I have never felt again this friendly or carefree atmosphere, the genuine pleasure of mingling with one another that emanates from each of those who stood, by those beautiful summer evening, in the lot between the church square and the cheese factory in Kingsey Falls. That is, until I got the chance to go to Fromagerie du Presbytère in Sainte-Elizabeth-de-Warwick. What a pleasure! Simple and a bit old-fashioned, of course, but so refreshing at the same time. It was as if I plunged back right at the heart of my memories. I have found the same good nature, the same hearty and honest laughter, the same motley but harmonious melting pot of farmers and city dwellers, of visiting families and residents, paunchy notables and workers united in what is, more likely that at that time, the only Mass of their day.

More than ever, each and every time I come back here, I really feel that « this land is my land ».


Grande joie

En plus de ces petits plaisirs que m'a procuré ma visite à la Fromagerie du Presbytère, la vie vient tout juste de me gâter et de me procurer une grande joie. Marie-Claude, conjointe de mon fils Maxime, vient de donner naissance à leur premier enfant, une belle grosse, grande et saine fée du nom de Morgane.

Sur ces photos, elle est à 13 heures de vie... vous risquez fort de la voir grandir sur ces pages.


In addition to the small pleasures my visit to the Fromagerie du Presbytère gave me, life recently spoiled me and provide me with a great joy. Marie-Claude, sweetheart of my son Maxime, just gave birth to their first child, a nice big, tall and healthy fairy named Morgane.

In these photos, she's at 13 hours of life ... you are likely to see her grow on these pages.

Texte et photos © 2016 OLNEY

B-sides | Faces B

OLNEY-b-sides

Vous souvenez de ces vieux 45 tours que nous écoutions inlassablement et que nous empilions avec frénésie sur l'axe central du pickup?

Dix, douze, quinze de nos tounes préférées, l'une à la suite de l'autre... le nirvana d'un adolescent des années 70 et 80.

Vous vous souvenez des faces B des chansons à succès ou de vos 45 tours favoris? Qu'y avait-il de l'autre côté de Stairway to Heaven, ou de Born to Run ou encore de l'autre coté de Bohemian Rhapsody?

Nombreuses sont les faces B oubliées mais, à l'occasion, certaines d'entre-elles s'avéraient de petits joyaux et ont connu de beaux succès permettant souvent de découvrir l'étendue de l'oeuvre d'artistes dont, autrement, nous n'aurions écouté que ce qui se classait au hit-parade.

Réponses: Whole Lotta Love, Meeting Across the River, I'm in Love with My Car

Voici donc certaines de mes faces B.


Do you remember these old 45rpm records that we listened to and that we stacked frantically on the central axis of the pick-up ?

Ten, twelve, fifteen of our favorite tunes, one after the other... nirvana of any 70s and 80s teenager.

Remember the B-sides of your 45rpm favorite songs? What was the other side of Stairway to heaven, or that of Born to Run or then the other side of Bohemian Rhapsody?

Many B-sides were quickly forgotten but, on occasion, some of them proved to be little gems and have been very successful. They helped discover the extent of the work of artists that, otherwise, we would only know the stuff that made it to the top of the charts.

Answers: Whole Lotta LoveMeeting Across the RiverI'm in Love with My Car

So, here are some of my B-sides.


PEOPLE  |  GENS


PLACES  |  LIEUX


OTHER  |  AUTRE

Texte et photos © 2016 OLNEY

Session de portraits en nature


Pour la toute première fois, j'ai eu l'occasion d'utiliser les objectifs XF 35mm F1.4 R et XF 56mm F1.2 R pour autre chose que du travail personnel; une petite session de portraits en nature avec un jeune couple. Et pour la première fois également, j'allais traiter tout un shooting avec Capture One Pro. Ça fait beaucoup d'imprévus en une seule fois. Ni les objectifs, ni C1P ne m'ont déçus.

D'abord, les ouvertures maxi de F1.2 et F1.4 m'ont été d'un grand secours, compte tenu que le temps était nuageux et gris pour la majorité du shooting et que nous étions plus souvent qu'autrement sous le couvert des arbres. En revanche, et c'est surtout le cas du 56mm, ça laisse peu de place à l'erreur car la profondeur de champ est très très courte. J'ai encore à l'apprivoiser, c'est l'évidence, mais quels résultats pour ce qui est de détacher le sujet de l'arrière plan et pour donner à ce dernier un très joli floutage, un bokeh (beurk... quel affreux terme) artistique.

Voici donc quelques exemples ainsi que quelques photos "behind the scene" qui me permettent des expériences avec C1P. Beaucoup de plaisir à venir!


Note: Les liens vers les objectifs de Fuji qui mènent au site de Camtec Photo ne sont pas des liens affiliés. Je n'en retire aucun bénéfice. Ils servent simplement de liens informatifs. 



For the very first time, I had the opportunity to use the XF 35mm F1.4 R  and the XF 56mm F1.2 R for anything other than personal work; a quick portrait session with a young couple. And for the first time, I was going to process a whole shoot with Capture One Pro. That's a lot of new things at once. Neither the lenses nor C1P disappointed me.

First of all, the F1.4 and F1.2 maximum apertures were a great help as the weather was cloudy and gray for the majority of the shoot and we were, more often than not, under the cover of trees. However, and this is especially true of 56mm, so small apertures leaves little room for error as the DOF is very short. I have yet to tame it, this is obvious, but I got great isolation of the subject from the background and a very nice artistic bokeh (yuck ... what a terrible word, let's say blur).

Here are some examples and BTS pics that allowed me to experiment with C1P. Looking forward to a lot of fun stuff!


Note: Links to Fuji lenses that lead to Camtec Photo website are not affiliate links. I get no benefit whatsoever. They simply serve as informative links.


Texte et photos © 2015 OLNEY

Balade au bois Beckett

Le printemps est à nos portes. Il y a enfin, même si le froid est toujours très présent, un petit quelque chose dans l’air qui nous permet d’espérer. C’est le soleil qui fait sa job. Ça paraît et ça se sent.

J’ai profité de ce léger redoux pour faire une petite balade au bois Beckett, en compagnie de mon fils et de son amoureuse qui, eux, profitent de la relâche. J’ai saisi l’occasion de prendre quelques photos sur le vif de cette délicieuse ballade. Ce qu’il y a de remarquable en forêt, même dans le cas de forêts urbaines comme le bois Beckett, c’est que le vent y est quasiment absent, que le froid tombe et que s’étendent, de ci, de là, de grandes plaques ensoleillées où il fait bon s’attarder.

Mes sujets de la journée, Maxime et Marie-Claude, n’ont pas arrêté de sourire de toute la balade, trop heureux eux aussi de tout ce soleil.

Toutes les photos sont prises avec mon éternel Fujifilm X-T1, le XF 55–200 mm ainsi que le XF 18–55 mm.

Spring is upon us. Even if the cold is still very present, there’s a little something in the air that gives us hope. It’s the sun, doing his job, finally. You can feel it.

So I took advantage of this beautiful day to take a short walk in Bois Beckett, accompanied by my son and his lovely girlfriend who were free of their time, thanks to spring break. I seized the opportunity to take some candid photos of this delicious time with them. What’s remarkable in the forest, even in the case of urban forests as Bois Beckett in Sherbrooke, is that the wind is almost absent, temperature feels warmer and sunny patches are lingering, here and there, and invites us to bathe in its rays.

Maxime and Marie-Claude could’nt stop smiling for the whole ride, too happy of all that sun.

All photos are taken with my loyal Fujifilm X- T1, the XF 55–200 mm and the XF 18–55 mm zooms.

Texte et photos © 2015 OLNEY


Concepto International

Il est difficile de passer 30 ans de sa vie dans un domaine particulier et d’en faire fi une fois que l’on s’en est retiré; faire table rase de ce que l’on a été, des gens que l’on a connus, côtoyés, appréciés, du passé, de l’avenir immédiat ou plus lointain de tous ceux et celles qui y oeuvrent.

Toute ma vie professionnelle a tourné autour de ces deux choses intimement liées; l’éducation et l’employabilité, par le biais de la formation professionnelle et continue. Deux domaines mis à mal par les coups de hache de la « rigueur budgétaire » qui domine tous les discours actuels.

Malgré tout, la vie continue et les efforts quotidiens de ceux et celles, à tous les niveaux, qui travaillent dans les établissements d’enseignement de tout ordre et dans les organismes venant en aide aux chercheurs d’emploi méritent d’être soulignés, reconnus, soutenus.

En bout de piste, ces efforts profitent au plus grand nombre de ceux et celles qui fréquentent ces établissements et qui y obtiennent un diplôme, y développent leurs compétences, les voient reconnaitre, obtiennent un emploi, s’adaptent aux changements… bref, à ceux qui en ont besoin.

Concepto International, que Pro-Gestion Estrie a mis sur pied en 1997, fait un travail remarquable de développement des compétences et d’aide à la recherche d’emploi. Les participantes et participants à ce programme d’employabilité y vivent une expérience pratique riche d’apprentissages divers; techniques et humains.

J’ai donc souhaité contribuer, bien humblement, à leurs démarches. Ma maigre contribution a été de leur offrir un simple portrait professionnel, essentiel en ces temps dominés par les réseaux sociaux et les CV virtuels. La session m’a permis de rencontrer des gens fort sympathiques et motivés à réintégrer le plus rapidement possible le monde du travail.

Merci à Andrée Robert, responsable de Concepto International chez Pro-Gestion Estrie.

Bonne chance à toutes et tous.

Texte et photos © 2014 OLNEY