Jardin et trottoir

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SHOT WITH FUJIFILM X-T3


JARDIN

TROTTOIR

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© OLNEY 2019

Snaps

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Je ne sais pas si c’est l’âge qui me rattrape, mais mon dieu que je trouve l’hiver long! Ça frappe fort cette année, plus fort qu’habituellement. Il y a longtemps que je maudis chaque chute de neige, chaque jour de gadoue, de verglas ou de grand froid. J’ai l’impression d’avoir développé, avec ma pelle, une relation quelque peu malsaine. Une relation si intense et toxique qu’elle ne laisse place à rien d’autre. C’est ma caméra qui en souffre le plus, je crois. Même si le couvercle est bien posé sur la lentille, j’ai l’impression qu’elle me regarde d’un oeil mauvais à chaque jour qui passe sans que je la touche, que je la bichonne ou que je l’allume… de toute façon, toutes mes piles sont mortes depuis longtemps.

J’ai bien essayé de rebâtir ma relation avec elle pourtant. On a passé ensemble ce qui me semblait être une super journée; on a photographié tout ce qui pouvait l’être dans la maison, sous tous les angles, sous tous les éclairages possibles, avec tous les objectifs… Mais ça n’a rien donné de bon au final. Je pense qu’elle aurait aimé mieux sortir dehors. Pas question… on gèle!

Eh oui! Encore un épisode de blues d’hiver. Je devrais m’y faire, ça frappe chaque année. J’aurais dû comprendre depuis longtemps que l’hiver n’est plus ma saison préférée. J’ai beau essayer, je trouve toujours une raison; fait trop froid, fait trop gris, fait trop soleil, il neige et mes objectifs ne sont pas scellés… Que des excuses pour camoufler le manque d’inspiration, qui se transforme en manque d’intérêt et qui fait que, pour un temps, je ne vois plus rien.

Alors, pour dompter la bête et parce qu’il faut bien me secouer un peu, j’ai profité du weekend et de quelques sorties en famille pour voir si l’arrivée prochaine du printemps pouvait y changer quelque chose. D’où ces quelques images, des clichés sans prétention aucune, mais qui me font dire que l’amour n’est pas mort entre nous.

Texte et photos © OLNEY 2019

Détours

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Il y a un bon bout de temps que je n’ai pas été actif sur ce blog. Trop longtemps. J’ai pris de nombreux détours qui m’ont égaré depuis le printemps. Des projets qui n’ont pas vu le jour, d’autres qui se sont avérés des culs-de-sac, m’ont tenu éloigné de la photographie et de ces pages. Ils devaient être si énergivores ces projets, que j’ai même suspendu mon site web et modifié sensiblement les profils de réseaux sociaux qui y référaient.

Ça va pour un temps… pas plus. J’ai rapidement pris conscience que, de tenir ce blog me donne de la structure ; un ancrage sûr quand tout tourne au chaos, une destination à atteindre quand le train-train quotidien gagne du terrain. Bref, ça fait en sorte que je prends mon appareil et que je regarde. À force de regarder, il m’arrive de voir aussi. Faire de la photo reprend son sens et le plaisir, l’envie, le besoin, reviennent tour à tour.

Mon court exil m’a causé quelques soucis toutefois. D’abord, j’ai eu quelques difficultés à récupérer mon site en état, mais surtout, j’ai perdu l’ensemble des coordonnées de mes abonnés. Tout est à refaire. Sans parler du référencement de ce site qui est à reconstruire, ce qui, franchement, m’est moins important que de récupérer au moins quelques abonnées.

Alors, si vous en avez envie, je vous invite humblement à souscrire à ce blog. Il y a plusieurs moyens de le faire ici et là sur le site, mais le plus simple est de se rendre à la page ABONNEMENT.

Je ne vous envoie un message que lorsque je publie un nouvel article, rien d’autre ! Vous ne serez pas inondés de message et, comme je ne partage vos coordonnées avec personne, vous n’en recevrez pas non plus de toutes sortes de sources inconnues.

À bientôt



It's been a long time since I was active on this blog. Too long. I took many detours that have misled me since spring. Some projects did not see the light of day, others turned out to be dead ends, and every one kept me away from photography and from those pages. They were all supposed to be so time-consuming that I even suspended my website and significantly changed every social networking profiles that referred to it.

That was okay for a while ... just OK. I quickly realized that, keeping this blog alive (even if I don’t have much to say) gives me a kind of structure; a secure landing path when everything turns to chaos, a destination to be reached when the daily routine is gaining ground. In short, it makes me take my camera and look at my surroundings. And the more I watch, the more I see. Then photography takes all its meaning again. Soon the pleasure, the envy, the need, all come back rushing.

My short exile caused me some problems, however. First, I had some difficulties in recovering my website in a relative state of health, but, most importantly, I lost the coordinates of all my subscribers to the blog. Everything has to be done again. Not to mention SEO that has to be rebuilt. Quite frankly, it’s less important than recovering my subscribers.

So, if you feel like it, I humbly invite you to subscribe to this blog. There are several ways to do this but the easiest way is to go to the SUBSCRIPTION page.

I only send you a message when I publish a new post, nothing else ! You won’t get flooded with messages, and, since I do not share your contact information with anyone, you will not receive any kind of mail from unknown sources.

See you soon and thank you for subscribing.

Texte et photos © 2018 OLNEY

Entre deux saisons

Centrale Frontenac, Sherbrooke QC

Il neige abondamment ce matin et, semble-t-il, pour quelques jours encore. Ce n'est rien de bien surprenant sous nos latitudes où l'hiver a tendance à s'éterniser. Il a aussi l'habitude, quand on le croit fini, de se pointer le nez de façon inopportune, inattendue à tout le moins, question de se rappeler à nos bons souvenirs, de nous dire qu'il ne sera jamais bien loin. Et comme la météo est un des sujets de conversation les plus prisés des Québécois, il ne faudra pas se surprendre d'entendre parler de l'hiver au beau milieu des canicules de la fin juillet.

C'est que l'hiver est la saison omniprésente au Québec, celle qui, en quelque sorte, définit qui nous sommes, de quel caractère nous sommes faits. C'était, au début de la colonie, un test de survie, de résilience, de courage et de débrouillardise que de "passer l'hiver". D'une certaine façon, c'est encore le cas à notre époque, malgré tout le confort moderne et la qualité des vêtements techniques actuels. C'est devenu un combat de l'esprit, une lutte incessante pour garder le moral. Certains s'en accommodent mieux que d'autres, bien sûr.

Pourtant, le printemps est à nos portes. Les champs se dépouillent de toute la neige accumulée et les ruisseaux et les rivières se gorgent de toute cette eau, sous l'effet de plus en plus marqué du soleil. L'espoir renaît, les couleurs reviennent chasser le blanc omniprésent et, pour ma part, je "retige", bien avant les fleurs printanières.

 

It is snowing heavily this morning and, apparently, for a few more days. There is nothing surprising here. At our latitudes, winter tends to drag on. When you think it's over, it finds a way to come back in an inopportune and unexpected way. As if it wants to make sure we're not forgetting it or to tell us that he will never be very far away. And, as the weather is one of the most popular topics of conversation for Quebecers, one will not be surprised to hear us talk about winter even in the heatwaves of late July.

Because winter is the ubiquitous season in Quebec, a season that, in a way, defines who we are, what character we are made of. It was, at the beginning of the colony, a test of survival, resilience, courage and resourcefulness to survive through winter. In a way, this is still the case today, despite all the modern comforts and the quality of today's winter technical clothing. It has become a fight of the mind, an incessant struggle to keep up morale. Some are better at this than others, of course.

Yet, spring is upon us. The fields are nearly stripped of all the accumulated snow, and the streams and rivers are filling with all this water, under the irresistible attacks of the sun. Hope is renewed, the colors return and chase away the omnipresent white of winter. For my part, it feels like I'm blooming again, well ahead of the spring flowers.

Texte et photos © 2018 OLNEY

Petits plaisirs, grande joie

petits plaisirs grande joie

Petits plaisirs...

Je suis demeuré très attaché au petit coin de pays qui m'a vu naître, au coeur de l'Estrie, et à la campagne et aux villages qui parsèment les alentours de Danville. Tout enfant nous faisions régulièrement, par les beaux soirs d'été, des tours de "machine" par les chemins graveleux qui nous menaient de Saint-Adrien-de-Ham à Saint-Félix-de-Kingsey ou de Wotton à Saint-Albert.

Il n'y a pas plus beau souvenir d'enfance pour moi que ces ballades, frais lavé et en pyjama, la tête sortie par la fenêtre à admirer ces champs sous le soleil déclinant, à humer avec avidité l'odeur du foin coupé et à profiter de la relative fraîcheur du serein qui tombe. D'autant plus que chaque sortie était prétexte à une petite gâterie qui prenait, la plupart du temps, la forme d'un beau cornet de crème glacée molle.

De toutes ces sorties, celles du samedi et du dimanche avaient un caractère particulier parce que c'était soir de fromage! Tantôt à Saint-Georges-de-Windsor à la fromagerie Proulx, tantôt à Kingsey Falls pour une "grapette", une demi-livre de fesse et un chips BBQ, ou encore, de retour à Saint-Georges, à la fromagerie Côté. Ce sont là mes premières grandes sorties publiques, les premiers grands rassemblements populaires que j'ai connus. Ces soirs-là, les villages étaient animés des discussions et des rigolades des grands, des rires et des ébats des plus jeunes et des flirts discrets des adolescents, tous venus du patelin ou des villes et villages environnants pour cette deuxième messe de la journée.

Bien sûr, je suis retourné "au fromage" depuis. Mais je n'ai jamais retrouvé cette atmosphère conviviale, cette insouciance de bon vivant, ce plaisir de se côtoyer qui émanaient de chacun de ceux et celles qui se tenait, par ces beaux soir d'été, entre le parvis de l'église et la fromagerie de Kingsey Falls. Enfin, jusqu'à ce que j'aille à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Quel plaisir! Simple et un peu suranné, bien sûr, mais tellement rafraîchissant en même temps. C'était comme si je me replongeais au coeur de mes souvenirs. J'y ai retrouvé la même bonhommie, les mêmes rires francs et honnêtes, le même mélange hétéroclite, mais harmonieux d'agriculteurs et de citadins, de familles en visite et de résidents, de notables bedonnants et d'ouvriers, unis dans ce qui est, plus probablement qu'à l'époque, la seule messe de leur journée.

Plus que jamais, chaque fois que je reviens dans ce coin de pays, j'ai vraiment l'impression d'être "dans mes terres".

I am very found of the small piece of land where I was born, in the heart of the Eastern Townships, and of the countryside and villages that are scattered around Danville. When I was a child, my parents regularly took us for a drive on fine summer evenings. The rides would take us, by numerous gravel roads, from Saint-Adrien-de-Ham to Saint-Félix-de-Kingsey or from Wotton to St. Albert.

There is no more beautiful and precious childhood memory for me than these ballads, freshly bathed and in pajamas, head out of the back window to admire these fields under the setting sun, to sniff eagerly the smell of freshly cut hay and to relish in the relative coolness of the serene falling on the land. Especially since each trip was a pretext for a treat in the usual form, most of the time, of a nice cone of soft ice cream.

On Saturdays or Sundays, these rides had a special twist; it was cheese night! Sometimes in Saint-Georges-de-Windsor at Fromagerie Proulx, sometimes in Kingsey Falls for a grape soft drink and half a pound of unsalted fresh cheese and the inevitable BBQ chips, or, back to Saint-Georges at Fromagerie Côté. These were my first major public appearances, the first mass gatherings that I have known. On such evenings, the villages were lively with the discussions and laughs of grownups, the laughter and antics of the youngsters and the discreet flirting of teenagers, all coming from the surrounding towns and villages for what was the second Mass of the day.

Of course, I had « cheese nights » since. But I have never felt again this friendly or carefree atmosphere, the genuine pleasure of mingling with one another that emanates from each of those who stood, by those beautiful summer evening, in the lot between the church square and the cheese factory in Kingsey Falls. That is, until I got the chance to go to Fromagerie du Presbytère in Sainte-Elizabeth-de-Warwick. What a pleasure! Simple and a bit old-fashioned, of course, but so refreshing at the same time. It was as if I plunged back right at the heart of my memories. I have found the same good nature, the same hearty and honest laughter, the same motley but harmonious melting pot of farmers and city dwellers, of visiting families and residents, paunchy notables and workers united in what is, more likely that at that time, the only Mass of their day.

More than ever, each and every time I come back here, I really feel that « this land is my land ».


Grande joie

En plus de ces petits plaisirs que m'a procuré ma visite à la Fromagerie du Presbytère, la vie vient tout juste de me gâter et de me procurer une grande joie. Marie-Claude, conjointe de mon fils Maxime, vient de donner naissance à leur premier enfant, une belle grosse, grande et saine fée du nom de Morgane.

Sur ces photos, elle est à 13 heures de vie... vous risquez fort de la voir grandir sur ces pages.


In addition to the small pleasures my visit to the Fromagerie du Presbytère gave me, life recently spoiled me and provide me with a great joy. Marie-Claude, sweetheart of my son Maxime, just gave birth to their first child, a nice big, tall and healthy fairy named Morgane.

In these photos, she's at 13 hours of life ... you are likely to see her grow on these pages.

Texte et photos © 2016 OLNEY