Capture One Pro 8

Session de portraits en nature


Pour la toute première fois, j'ai eu l'occasion d'utiliser les objectifs XF 35mm F1.4 R et XF 56mm F1.2 R pour autre chose que du travail personnel; une petite session de portraits en nature avec un jeune couple. Et pour la première fois également, j'allais traiter tout un shooting avec Capture One Pro. Ça fait beaucoup d'imprévus en une seule fois. Ni les objectifs, ni C1P ne m'ont déçus.

D'abord, les ouvertures maxi de F1.2 et F1.4 m'ont été d'un grand secours, compte tenu que le temps était nuageux et gris pour la majorité du shooting et que nous étions plus souvent qu'autrement sous le couvert des arbres. En revanche, et c'est surtout le cas du 56mm, ça laisse peu de place à l'erreur car la profondeur de champ est très très courte. J'ai encore à l'apprivoiser, c'est l'évidence, mais quels résultats pour ce qui est de détacher le sujet de l'arrière plan et pour donner à ce dernier un très joli floutage, un bokeh (beurk... quel affreux terme) artistique.

Voici donc quelques exemples ainsi que quelques photos "behind the scene" qui me permettent des expériences avec C1P. Beaucoup de plaisir à venir!


Note: Les liens vers les objectifs de Fuji qui mènent au site de Camtec Photo ne sont pas des liens affiliés. Je n'en retire aucun bénéfice. Ils servent simplement de liens informatifs. 



For the very first time, I had the opportunity to use the XF 35mm F1.4 R  and the XF 56mm F1.2 R for anything other than personal work; a quick portrait session with a young couple. And for the first time, I was going to process a whole shoot with Capture One Pro. That's a lot of new things at once. Neither the lenses nor C1P disappointed me.

First of all, the F1.4 and F1.2 maximum apertures were a great help as the weather was cloudy and gray for the majority of the shoot and we were, more often than not, under the cover of trees. However, and this is especially true of 56mm, so small apertures leaves little room for error as the DOF is very short. I have yet to tame it, this is obvious, but I got great isolation of the subject from the background and a very nice artistic bokeh (yuck ... what a terrible word, let's say blur).

Here are some examples and BTS pics that allowed me to experiment with C1P. Looking forward to a lot of fun stuff!


Note: Links to Fuji lenses that lead to Camtec Photo website are not affiliate links. I get no benefit whatsoever. They simply serve as informative links.


Texte et photos © 2015 OLNEY

De Lightroom à Capture One Pro


Aujourd'hui, je vous fais part de ce qui a chamboulé mon monde photographique cette semaine.

Lightroom

Tout d'abord Lightroom. Ouf... Nombreux sont les photographes qui sont montés aux barricades cette semaine en raison de la mise à jour de LR et qui se sont rebellés contre les améliorations -disons changements, plutôt - que cette mise à jour apportait. C'est que ces changements ont en même temps introduit un paquets de bugs et, surtout, retiré des fonctionnalités essentielles aux photographes; l'éjection automatique de la carte mémoire, la capacité de déplacer les fichiers vers un sous-dossiers, par exemple. La majorité des critiques s'est concentré sur les changements apportés au dialogue d'importation de photos. Deux articles de Scott Kelby résument assez bien les sentiments des utilisateurs de LR. Vous pouvez les lire ici et ici.

lightroom import dialog

Adobe a introduit un nouveau look, totalement disparate avec les standards établis pour l'application (ce qui laisse peut-être présager de quoi aura l'air LR dans le futur) et donne nettement l'impression d'abandonner la base de sa clientèle, les photographes pros, en adoptant une interface minimaliste, fortement influencée par les applications mobiles (l'approche des tuiles m'a tout de suite fait penser à Microsoft One Drive).

Pour ajouter l'insulte à l'injure, Adobe a proposé au téléchargement une correction de bugs qui n'a absolument rien réglé... RIEN DU TOUT! Les loups se sont déchaînés, ce qui a amené Adobe à s'excuser publiquement et à annoncer, hier, le retour de l'ancien dialogue d'importation dans une prochaine mise à jour. C'est à suivre... mais personnellement je ne suivrai pas cette saga. Voir pourquoi... après les quelques photos que voici, souvenirs de cette fin d'été. Comme l'article est long, je vous offre un petit intermède photo :-).



La quête

Quand on a, comme nous, à importer et à gérer un volume important de fichiers, à leur attribuer des métadonnées diverses, à les développer en de multiples versions et à créer des fichiers de sortie dans de nombreux formats destinés tantôt à nos clients, aux plateformes sociales, au blog, aux galeries diverses, à l'impression, etc., il est normal de souhaiter le faire avec le meilleur outil possible et, surtout le plus performant. Le plus performant c'est celui qui nous permettra de retracer rapidement et exactement les fichiers que l'on veut. Pour moi, il doit pouvoir traduire les méandres de mon esprit tortueux, ma façon d'organiser mes fichiers et mes versions, traduire en quelque sorte pourquoi j'associe ensemble telle ou telle photographie.

J'ai déjà écrit sur le sujet du workflow dans cet article dans lequel je partageais mes pérégrinations avec les différentes applications de conversion RAW et de gestion des fichiers ainsi que ma décision de me commettre totalement à Adobe Lightroom, faute de mieux.

Bien sûr la conversion des fichiers Fuji y est merdique, bien sûr l'interface de LR basée sur l'utilisation de modules qu'il faut sélectionner à chaque fois est gauche et bien sûr l'approche Creative Cloud (CC) oblige de payer chaque mois le droit d'utiliser l'application et de profiter des applications mobiles et de synchronisation. C'est une tendance lourde chez Adobe de nous attacher ainsi et même si ça a été fortement décrié au moment de son lancement, plusieurs semblent s'être fait au concept. "Welcome to the big corporate world". Personnellement, je n'aime pas. La dernière mise à jour a été le clou dans le cercueil, la goutte de trop qui a définitivement marqué la rupture en Adobe et moi. Exit Lightroom. Fin de contrat CC. Ciao bye ! 

L'idéal aurait été qu'Apple continue le développement d'Aperture. Mais Apple aussi a floué sa base d'utilisateurs pros en abandonnant l'application et en la remplaçant par un produit édulcoré et inspiré des applications mobiles; Photos. Fallait donc regarder ailleurs.



Capture One Pro 8

J'ai une version complète de Capture One depuis la version CO6, acquise en 2012. Depuis ce temps je l'utilise par moment, sans jamais m'y engager totalement. Bien que la qualité supérieure d'image soit indéniable, il y avait toujours quelque chose qui clochait et m'empêchait de l'adopter. Quelque chose qui tenait à l'interface, à l'utilisation de termes différents de toutes les autres applications du même type, à la complexité apparente de certains outils et également, il faut le dire, à l'absence de certains de ces outils devenus familiers dans Lightroom. Il faut également dire que la courbe d'apprentissage de cette application est assez abrupte. C'est ici que vous pouvez rire de moi et vous moquer de mes capacité d'apprentissage. 

La version CO7 apportait des changements notables sans toutefois qu'ils m'amènent à changer.

Entretemps, j'ai été invité à faire les test beta de la version CO8. Je me suis dit cool, si je fais ça sérieusement, je vais sûrement plonger plus profondément dans l'application, la comprendre mieux et l'utiliser plus efficacement. Nan... je ne savais pas ce que c'était que de "beta tester" une application. J'ai sacré plus que développé des photos. Malgré tout quand la version 8 est finalement sortie, j'ai tout de même acheté la licence... et laissé CO8 prendre la poussière dans un recoin de mon ordi.

Ma quête du meilleur outil se poursuivait donc et mes ressentiments à l'égard de Lightroom grandissaient. Il me fallait faire quelque chose. C'est ce que j'ai fait.

D'abord, je me suis littéralement tapé TOUS les vidéos concernant l'utilisation de Capture One disponibles sur le web, même les plus basics. Ensuite, et surtout, je me suis inscrit à une série de webinaires qu'anime avec brio et une réelle compréhension des besoins des photographes, David Grover de l'équipe de Phase One Photo. J'ai repassé ainsi toutes les bases de la gestion des fichiers et de leur développement. Consignant tout dans Evernote; mes découvertes, mes questions, les options qui s'offraient à moi, etc., je me suis constitué ma propre FAQ et construit mon propre worklow.

Ce très long article, donc, pour vous dire que j'adopte dorénavant Capture One Pro et ne regarde plus en arrière. Avec la version CO8 est venu la maturité pour ce fantastique outil qui ressemble à bien des égards à Aperture. Il est inutile de vous faire part de toutes les qualités de cette application, de nombreux articles en font part et je vous invite à les découvrir par vous-même ou à consulter les liens suivants:

Présentation de Capture One Pro 8
Tutoriels officiels
Webinaires à venir
Chaîne YouTube


Texte et photos © 2015 OLNEY