Famille

Going outside

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Aller dehors. Simplement. Pour aucune autre raison que d’y être et de profiter des derniers rayons de soleil. Y sentir la mousse et le vent, respirer l’odeur âcre de la terre humide et écouter bruisser les feuilles mortes. Contempler la nature estivale mourrir tout doucement, en se mirant une dernière fois dans l’eau. Et pour s’amuser.


Going outside. Simply. For no other reason than to be there and enjoy the last rays of sunshine. To feel the moss and the wind, breathe the pungent smell of the damp earth and listen to rustling leaves. To contemplate the slow death of summer reflecting in water. And to play.


Texte et photos © 2018 OLNEY

Petits plaisirs, grande joie

petits plaisirs grande joie

Petits plaisirs...

Je suis demeuré très attaché au petit coin de pays qui m'a vu naître, au coeur de l'Estrie, et à la campagne et aux villages qui parsèment les alentours de Danville. Tout enfant nous faisions régulièrement, par les beaux soirs d'été, des tours de "machine" par les chemins graveleux qui nous menaient de Saint-Adrien-de-Ham à Saint-Félix-de-Kingsey ou de Wotton à Saint-Albert.

Il n'y a pas plus beau souvenir d'enfance pour moi que ces ballades, frais lavé et en pyjama, la tête sortie par la fenêtre à admirer ces champs sous le soleil déclinant, à humer avec avidité l'odeur du foin coupé et à profiter de la relative fraîcheur du serein qui tombe. D'autant plus que chaque sortie était prétexte à une petite gâterie qui prenait, la plupart du temps, la forme d'un beau cornet de crème glacée molle.

De toutes ces sorties, celles du samedi et du dimanche avaient un caractère particulier parce que c'était soir de fromage! Tantôt à Saint-Georges-de-Windsor à la fromagerie Proulx, tantôt à Kingsey Falls pour une "grapette", une demi-livre de fesse et un chips BBQ, ou encore, de retour à Saint-Georges, à la fromagerie Côté. Ce sont là mes premières grandes sorties publiques, les premiers grands rassemblements populaires que j'ai connus. Ces soirs-là, les villages étaient animés des discussions et des rigolades des grands, des rires et des ébats des plus jeunes et des flirts discrets des adolescents, tous venus du patelin ou des villes et villages environnants pour cette deuxième messe de la journée.

Bien sûr, je suis retourné "au fromage" depuis. Mais je n'ai jamais retrouvé cette atmosphère conviviale, cette insouciance de bon vivant, ce plaisir de se côtoyer qui émanaient de chacun de ceux et celles qui se tenait, par ces beaux soir d'été, entre le parvis de l'église et la fromagerie de Kingsey Falls. Enfin, jusqu'à ce que j'aille à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Quel plaisir! Simple et un peu suranné, bien sûr, mais tellement rafraîchissant en même temps. C'était comme si je me replongeais au coeur de mes souvenirs. J'y ai retrouvé la même bonhommie, les mêmes rires francs et honnêtes, le même mélange hétéroclite, mais harmonieux d'agriculteurs et de citadins, de familles en visite et de résidents, de notables bedonnants et d'ouvriers, unis dans ce qui est, plus probablement qu'à l'époque, la seule messe de leur journée.

Plus que jamais, chaque fois que je reviens dans ce coin de pays, j'ai vraiment l'impression d'être "dans mes terres".

I am very found of the small piece of land where I was born, in the heart of the Eastern Townships, and of the countryside and villages that are scattered around Danville. When I was a child, my parents regularly took us for a drive on fine summer evenings. The rides would take us, by numerous gravel roads, from Saint-Adrien-de-Ham to Saint-Félix-de-Kingsey or from Wotton to St. Albert.

There is no more beautiful and precious childhood memory for me than these ballads, freshly bathed and in pajamas, head out of the back window to admire these fields under the setting sun, to sniff eagerly the smell of freshly cut hay and to relish in the relative coolness of the serene falling on the land. Especially since each trip was a pretext for a treat in the usual form, most of the time, of a nice cone of soft ice cream.

On Saturdays or Sundays, these rides had a special twist; it was cheese night! Sometimes in Saint-Georges-de-Windsor at Fromagerie Proulx, sometimes in Kingsey Falls for a grape soft drink and half a pound of unsalted fresh cheese and the inevitable BBQ chips, or, back to Saint-Georges at Fromagerie Côté. These were my first major public appearances, the first mass gatherings that I have known. On such evenings, the villages were lively with the discussions and laughs of grownups, the laughter and antics of the youngsters and the discreet flirting of teenagers, all coming from the surrounding towns and villages for what was the second Mass of the day.

Of course, I had « cheese nights » since. But I have never felt again this friendly or carefree atmosphere, the genuine pleasure of mingling with one another that emanates from each of those who stood, by those beautiful summer evening, in the lot between the church square and the cheese factory in Kingsey Falls. That is, until I got the chance to go to Fromagerie du Presbytère in Sainte-Elizabeth-de-Warwick. What a pleasure! Simple and a bit old-fashioned, of course, but so refreshing at the same time. It was as if I plunged back right at the heart of my memories. I have found the same good nature, the same hearty and honest laughter, the same motley but harmonious melting pot of farmers and city dwellers, of visiting families and residents, paunchy notables and workers united in what is, more likely that at that time, the only Mass of their day.

More than ever, each and every time I come back here, I really feel that « this land is my land ».


Grande joie

En plus de ces petits plaisirs que m'a procuré ma visite à la Fromagerie du Presbytère, la vie vient tout juste de me gâter et de me procurer une grande joie. Marie-Claude, conjointe de mon fils Maxime, vient de donner naissance à leur premier enfant, une belle grosse, grande et saine fée du nom de Morgane.

Sur ces photos, elle est à 13 heures de vie... vous risquez fort de la voir grandir sur ces pages.


In addition to the small pleasures my visit to the Fromagerie du Presbytère gave me, life recently spoiled me and provide me with a great joy. Marie-Claude, sweetheart of my son Maxime, just gave birth to their first child, a nice big, tall and healthy fairy named Morgane.

In these photos, she's at 13 hours of life ... you are likely to see her grow on these pages.

Texte et photos © 2016 OLNEY

Distractions + WordPress

Ou comment des distractions légitimes et stimulantes...

Comme certains l’ont constaté, je me suis quelque peu absenté ces deux dernières semaines. En fait, je me suis laissé distraire par un projet très stimulant qui m’a toutefois dérouté temporairement de la photographie. Malheureusement, pendant que j’avais le dos tourné, WordPress, de même que mon thème, se sont tous les deux mis à jour. Le résultat net de cette opération sournoise ; recommencer en neuf... Un grand merci à l’incurie du soutien technique de mon concepteur de thème ! Grâce à cela, j’ai réussi à m’occuper toute la semaine... C’est bien de prendre ainsi soin des personnes retraitées qui cherchent à occuper leur temps, je vous en remercie !

Plus sérieusement, je commence par les choses plus intéressantes. J’assiste actuellement Nathalie De Pauw, coach et fondatrice de Semitalys coaching, à mettre sur pied son site internet et à travailler le référencement. C’est un travail stimulant et que j’aime accomplir. C’est d’autant plus plaisant que Nathalie est exigeante, comme ceux et celles qui la connaissent le savent, mais également qu’elle est précise dans ses demandes et d’un professionnalisme sans faille. Que du bonheur ! Le travail avance lentement mais sûrement et, bien que le site ne soit pas tout à fait complet et qu’il reste encore du travail à faire sur les portions déjà mises en ligne, je vous invite vivement à y jeter un coup d’œil, à le parcourir et à y revenir à l’occasion. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas me faire part de vos commentaires afin que nous améliorions le tout et pourquoi ne pas en profiter pour faire connaître le site de Nathalie parmi vos relations.

INTERMÈDE PHOTO AVANT DE PASSER À L'ENFER. NOUS AVONS EU DE LA BELLE VISITE CE WEEK-END.

...peuvent mener à l'enfer.

D’autre part, pendant que je travaillais à ce site et que j’étais détourné de mes occupations habituelles, les choses se sont, excusez l’expression, « morpionnées » avec mon propre site. Une mise à jour du CMS WordPress, combinée à une refonte intempestive et de toute évidence non testée de mon thème, a mené à la catastrophe. Après 3 mises à jour de correction et de nombreuses lignes de « code css personnalisées » proposées par les concepteurs, toutes plus destructrices les unes que les autres, je me suis un peu fâché... probablement au-delà du raisonnable pour un être civilisé, et j’ai tout balancé par-dessus bord. Évidemment, une telle solution fait que c’est moi qui pioche pour revenir à la surface avec un autre thème, simple question d’assurer ma présence sur le Web.

Tout ceci me mène à un cul-de-sac que je vais bientôt résoudre, pour le meilleur ou pour le pire. D’une certaine façon, « j’en ai plein mon casque » de WordPress, à tout le moins pour la gestion d’un site de photographie. Entre les « plug-ins » absolument nécessaires pour un site photo et les limites inhérentes aux différents thèmes qui ne suivent pas toujours les mises à jour de WP, mon cœur hésite à décider ce que je hais le plus. C’est sans compter l’enflure du volume de mon site sur le serveur (parce que WP crée 3 copies de chaque fichier photo et que le thème en crée 14 autres ! Je ne mentionne même pas les 4 à 5 mises à jour récurrentes et quotidiennes de l’un ou l’autre des « plug-ins »... oups... je l’ai mentionné... Remarquez que mes critiques ne concernent que la gestion d’un site photo sous WP qui, autrement, est un merveilleux CMS. Comme photographe cependant, je ne peux pas me permettre de passer tant de temps à gérer un site de ce type et tous les paramètres qui y sont associés.

Ma solution de rechange sera sans doute Squarespace. J’y étais. Je l’ai quitté. Je m’en veux. Je vais tenter de me faire pardonner et la courtiser à nouveau. Ce que cela implique cependant, c’est d’avoir moins de visibilité sur le Web. Bien que ce débat fasse rage sur le net, mon constat est qu’on arrive à des résultats SEO bien moindres avec Squarespace qu’avec WP. C’est pourquoi j’étais parti. Tant pis... je me ferai connaître autrement, vous allez m’aider, non ? Merci, je savais !


Texte et photos © 2015 OLNEY


Shooting improvisé

Vous savez ce que c’est en famille ! Il suffit qu’il y ait un photographe pour qu’il devienne responsable de toutes les photos de famille. Chez-nous il y a deux photographes, heureusement !

Sérieusement, pour le dîner de l’Action de Grâces, nous avons décidé d’improviser un petit shooting sans prétention. Outre le fait que chacun s’était vêtu de blanc ou de couleurs claires, tout le reste était à la bonne franquette.

Vous savez comment ça se passe dans les réunions familiales… des rires, des conversations qui fusent dans tous les sens, des enfants qui rient, vont à droite et à gauche et une attention, disons.. relâchée… Tellement pas facile de « travailler » dans ces conditions qu’il vaut mieux « s’amuser », et c’est ce que nous avons fait.

Pas question non plus de déployer un système d’éclairage. Trop de risques inhérents avec les enfants, l’alcool, les desserts sirupeux qui se passent de la salle à manger au salon devenu studio… oh non ! On a donc fait avec les moyens du bord. Un seul flash manuel Yongnuo 560-II, mon Fujifilm X-T1 et une kyrielle d’assistants qui se relaient pour diriger le flash et y traduire mes consignes.

La pièce est petite malgré le plafond cathédrale (pas idéal pour rediriger la lumière) mais heureusement, les murs et les meubles sont blancs. Malgré cela je dois tout de même monter à ISO 6400 !

Les résultats demeurent intéressants malgré cela. Tendance high key évidemment, avec tout ce blanc. Le tout aurait été beaucoup plus intéressant avec le studio kit, les soft boxes ou un rim light, mais nous nous serions moins amusés !


You know what it’s like ! As soon as there is a photographer in the family, he becomes responsible for all the family photos. Luckily we are two.

Seriously, for Thanksgiving dinner, we decided to improvise a little unpretentious shooting. Besides the fact that everyone was dressed in white or light colors, everything else was easy going, just like a potluck.

You know how things go in family meetings … laughters, conversations erupting in every directions, children laughing, going right and left and attention, well… relaxed… as it should be. So, it was not easy to « work » under these conditions, better « play » and have fun instead, so we did !

I was’nt going to deploy a lighting system either. There were too many risks with children runnig around, alcohol, syrupy desserts passing from hand to hand in the living room that has turned into a studio … oh no! So we did with what we had… not much; a manual Yongnuo 560-II , my Fujifilm X-T1 and a host of assistants who took turns to lead the flash and input my instructions.

The room was small despite the cathedral ceiling (not ideal for bouncing the flas) but, fortunately, the walls and furniture were white. Despite this, I still had to go up to ISO 6400 !

The results are interesting nevertheless. High key trend obviously. Everything would have been much more interesting with the studio kit, the soft boxes or a rim light, but we would have less fun!

Texte et photos © 2014 OLNEY