Inspiration

Fall in the Townships

fall in the townships

I've been away from these pages for quite a long time, too long for my taste, anyway. Oh I've been shooting... a lot, but nothing personal, I hadn't got the time nor the energy for it. In fact, I was preoccupied by a bunch of things; projects outside of photography, various engagement, propositions to consider, life and career things that drained every ounce of it and undermined any creative venture I approached.

I lacked the somewhat intangible flow, easiness, awareness that is vital, to me anyway, to find pleasure in what I am doing, in this particular case to find pleasure in photography. I know that many great creatives, not that I am one of them, from all walks of art have found a driven force in trouble times and trouble minds, that is just not my case. I relish in the peacefulness of mind and soul. So... Decisions have been made, some projects were tossed aside and the flow came back, just like that.

The frames below have no particular relations to one another. There is not, really, any kind of consistency to them. It's just a way for me to tell you "Hey, look, I'm back".

Je me suis absenté de ces pages depuis un certain temps, trop longtemps à mon goût, en tout cas. Oh, je n’ai pas été inactif, j’ai fait de la photo... beaucoup, mais rien de personnel. Je n'avais ni le temps ni l'énergie pour cela. En fait, j’étais préoccupé par un tas de choses depuis un certain temps; des projets à l'extérieur de la photographie, divers engagements à rencontrer, des propositions à prendre en compte, des choses de la vie et des opportunités de carrière qui ont drainé chaque once d’énergie et miné toute entreprise créative que j’ai approchée.

Je n’avais pas de « flow », vous savez, cette facilité, cette clarté d’esprit intangible qui fait que tout coule. Perdu… tout simplement. Or c’est vital pour moi. J’ai besoin de cette tranquillité d’esprit pour trouver du plaisir dans ce que je fais, dans ce cas particulier, pour trouver du plaisir dans la photographie. Je sais que de nombreux créateurs, pas que je sois l'un d’eux bien sûr, de tous les domaines de l'art ont trouvé l’inspiration dans les moments de trouble et ont puisé dans leurs propres esprits troublés l’inspiration pour créer. Ce n’est tout simplement pas mon cas. J’éclos dans la quiétude de l'esprit et de l'âme. Donc... Des décisions ont été prises, certains projets ont été mis de côté et le « flow » m’est revenu, juste comme ça. C’est fou!

Les photos de ce post n’ont pas de relation particulière entre elles. C’est juste une façon pour moi de vous dire "Hé, regardez, je suis de retour! ».

Texte et photos © 2016 OLNEY

Propos éparpillés I | INSPIRATION

Comme le titre le précise, je parle de tout aujourd'hui... et de rien diront certains. En fait, ce que je publie aujourd'hui devait tenir en un seul article. Un seul post devenu trop lourd par l'ajout des photos et de quelques fichiers musicaux que je tenais à vous faire entendre. Le tout se transforme donc en 3 courts articles portant sur des aspects qui ont marqué cet étrange hiver 2015-2016.

INSPIRATION

Une des choses qui ont fait de cet hiver une étrangeté, outre la température, est le manque d'inspiration. Habituellement, je suis assez inspiré par les couleurs de l'hiver et par les délicates nuances des blancs et des gris. Imaginez-vous, forêt de bouleaux noirs et lourd couvert de neige dans une lumière blafarde, sous un ciel gris. Personnellement, j'adore. J'aime bien quand on ne sait plus trop si la photographie est en couleurs ou en noir et blanc. Mais cet hiver, rien. Pas de magie, pas même d'envie de photographier l'hiver. C'est non seulement une incapacité à créer ou à imaginer qui me bloque actuellement, mais aussi une peur viscérale que ça ne revienne jamais. Je sais que ça me revient régulièrement à ce temps-ci de l'année, mais cette fois, c'est plus lourd à porter qu'habituellement.

Pour stimuler un peu la création, j'ai testé toute sorte de configurations nouvelles pour les fichiers JPEG (je shoote toujours RAW+FINE et choisis de traiter le RAW ou le JPEG par la suite); annuler complètement la réduction de bruit, adoucir les ombres, forcer les hautes lumières, modifier les balances de blancs... puis "tout revirer ça de bord". D'une façon ou d'une autre, je suis peu satisfait des résultats que j'obtiens actuellement, alors je me retrouve à toujours développer les RAW. Au final je suis revenu à ma configuration fétiche: Ombres +2, Hautes lumières 0, NR +1. Il n'y a que la Netteté avec laquelle je joue toujours et, si les photos de cet article sont à +2, il reste que j'ai maintenant tendance à passer à -1, voire -2. On verra si ça tient la route. Le tout en Classic Chrome, toujours... encore que, il y a des jours...



As the title states, I talk about everything and anything today... some will say nothing. In fact, this was supposed to be a single post. One post to rule them all. But by adding pictures and music files I wanted you ear, it became way too heavy. I simply transformed it into three short articles about things that marked this strange 2015-2016 winter.

INSPIRATION

One of the things that have made this winter a strange one, beside weather, is the lack of inspiration I experienced. Usually I'm quite inspired by the colors of winter and the delicate shades of white and gray. Imagine a forest of black birch trees, a deep and heavy snow covering under a wan light and gray sky. I love that. I like it when it gets difficult to tell black and white and color photographs apart. But this winter, nothing. No magic. Didn't even want to photograph winter.

It's not only the inability to create or imagine that is currently blocking me, but the visceral fear that inspiration will never come back. I know this feeling regularly comes back to me at this time of year, but this time, it is harder to bear than it is usually.

To stimulate the creation process a bit, I tried all kinds of new settings (I always shoot RAW + FINE and chose to treat RAW or JPEG afterwards); I completely canceled noise reduction, soften the shadows, forced the highlights, changed the white balance ... and then, changed everything once again. Whatever results I got, I was unhappy, unable or not willing to rely on the jpeg files. In the end I went back to my favorite configuration: Shadows +2, Highlight 0, NR +1. I still play with Sharpness and even though the photos in this article are at +2, I now tend to move to -1 or -2. We'll see if it holds up for a while. All along with the Classic Chrome sim, like always... although there are days...


Texte et photos © 2016 OLNEY

Sur l’abandon

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Quand est-il souhaitable d’abandonner quelque chose ? L’abandon n’est-il pas une manifestation de lâcheté, de paresse, de manque d’efforts ? Est-il envisageable d’abandonner une chose, un projet, dans lequel vous vous êtes engagé publiquement ?

Toutes ces questions me viennent à la fois, malgré le fait que ma décision soit prise d’abandonner, dès maintenant et alors qu’il avait à peine un mois d’existence, le projet des 365 jours en photos.

Vous êtes vraiment peu nombreux à me lire et à me suivre mais, malgré cela, je me sens tout de même redevable d’une explication.

L’essentiel de la démarche était de m’obliger à prendre ma caméra à chaque jour et à travailler à faire au moins une image. C’est simple, non? J’écrivais dans l’article Parce qu’il faut des projets « L’objectif ici est de forcer le travail, de répéter les gestes, mais surtout de regarder, avec un oeil nouveau, les choses et les situations banales du quotidien et des les interpréter en photographie. » Il y a pourtant dans ces quelques mots tout ce qui maintenant me semble un piège.

D’abord, je prends ma caméra à tous les jours, je n’ai pas besoin d’un projet pour ça, elle m’accompagne partout. Ensuite il y a une dimension d’obligation, de travail forcé qui me tarabuste sans cesse. Il y a dans la recherche d’une image, une seule pour chaque journée, une démarche qui me semble contre productive, à tout le moins contre-intuitive. J’en viens à penser à l’image du jour, plus intensément qu’au sens que je souhaite donner à la session de photos. Le résultat des 365 jours en photos: des images de qualité très diverses, certaines que je n’aurais probablement pas publiées, mais surtout des images dénuées de sens, des images qui ne véhiculent rien. Ce sont des photographies sans contexte apparent, sans liens entre elles mais qui, pourtant, ont été prises dans des lieux concrets, avec une ou des intentions précises, dans des situations signifiantes qui, en soit, sont plus importantes que la simple photographie qui constitue la photo du jour.

There is nothing worse than a sharp image of a fuzzy concept.
— Ansel Adams

Ce que je tente de de vous communiquer c’est que la photographie est un art qui, pour moi, est un « raconteur » d’histoires et d’émotions. Une photo par jour, isolée des autres, ne réussit pas à raconter une histoire, pire encore elle peut la miner lorsqu’elle sera enfin racontée. C’est à ce point vrai que, même dans une séance de portraits pris en studio, nous conservons une foule de photos pour en choisir un certain nombre qui traduiront à la fois l’ambiance de la session, l’intention du photographe ou celle du modèle. C’est aussi le cas pour un mariage, pour un reportage, pour une simple sortie en ville. Or, le projet ne sert pas mon ambition de raconter des histoires, de relater des faits, de transmettre des émotions. En ce sens c’est un « fuzzy concept » que j’abandonne sereinement. Simplement pour mieux raconter des histoires.

Texte et photo © 2014 OLNEY