Monochromes

Acadian coast Nova Scotia


Journée de détente dans le matin brumeux d'Annapolis Royal et le long de la Côte acadienne de la Nouvelle-Écosse.

Unwinding in the morning fog of Annapolis Royal and along the Acadian shore of Nova Scotia.


Texte et photos © 2017 OLNEY

Québec - La rue

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Ces dernières semaines ont été plus occupées qu'à l'habitude. Nettement. Submergé par des dossiers urgents et des délais serrés, j'ai dû leur consacrer toute mon attention et toute mon énergie. Pris dans ce maelström, je n'ai pas eu l'occasion de faire beaucoup de photo.

J'avais, ce weekend, un besoin urgent d'avoir ma dose de photographie, de voir du monde, de changer de décor, de regarder autre chose que mon écran d'ordi, d'ouvrir les yeux, de regarder mes semblables, de prendre un bain d'humanité. Quoi de mieux que le Carnaval de Québec pour se frotter aux autres en plein hiver? Pas tant pour le Carnaval, bien sûr, mais pour la foule.

Évidemment, tout ce petit monde n'avait aucune idée de l'horreur qui allait se déployer le lendemain même. Pour l'heure, chacun était heureux d'être là, ensemble simplement. C'est pas ça la vie?

These past few weeks have been busier than usual. Definitely. I was overwhelmed by projects I had to complete and very tight deadlines. I had to devote all my energy and attention to those and, caught in the maelstrom, I had very little time for photography.

This weekend, I felt an urgent need to get my fix. I desperately needed to see people, to change scenery, to look at something else than a computer display, to open my eyes, to look at and see my fellow men, in short, to take a bath of humanity. In the dead of winter, nothing beats the Carnaval de Québec for this. I don't care for the Carnaval in itself, but I knew there would be a crowd.

Obviously, no one had the faintest idea of the horror that would unfold the next day. They were just happy to be there, joking and having fun, walking and discovering Québec together. Isn't that life, as it should be.

Texte et photos © 2017 OLNEY

Petits plaisirs, grande joie

petits plaisirs grande joie

Petits plaisirs...

Je suis demeuré très attaché au petit coin de pays qui m'a vu naître, au coeur de l'Estrie, et à la campagne et aux villages qui parsèment les alentours de Danville. Tout enfant nous faisions régulièrement, par les beaux soirs d'été, des tours de "machine" par les chemins graveleux qui nous menaient de Saint-Adrien-de-Ham à Saint-Félix-de-Kingsey ou de Wotton à Saint-Albert.

Il n'y a pas plus beau souvenir d'enfance pour moi que ces ballades, frais lavé et en pyjama, la tête sortie par la fenêtre à admirer ces champs sous le soleil déclinant, à humer avec avidité l'odeur du foin coupé et à profiter de la relative fraîcheur du serein qui tombe. D'autant plus que chaque sortie était prétexte à une petite gâterie qui prenait, la plupart du temps, la forme d'un beau cornet de crème glacée molle.

De toutes ces sorties, celles du samedi et du dimanche avaient un caractère particulier parce que c'était soir de fromage! Tantôt à Saint-Georges-de-Windsor à la fromagerie Proulx, tantôt à Kingsey Falls pour une "grapette", une demi-livre de fesse et un chips BBQ, ou encore, de retour à Saint-Georges, à la fromagerie Côté. Ce sont là mes premières grandes sorties publiques, les premiers grands rassemblements populaires que j'ai connus. Ces soirs-là, les villages étaient animés des discussions et des rigolades des grands, des rires et des ébats des plus jeunes et des flirts discrets des adolescents, tous venus du patelin ou des villes et villages environnants pour cette deuxième messe de la journée.

Bien sûr, je suis retourné "au fromage" depuis. Mais je n'ai jamais retrouvé cette atmosphère conviviale, cette insouciance de bon vivant, ce plaisir de se côtoyer qui émanaient de chacun de ceux et celles qui se tenait, par ces beaux soir d'été, entre le parvis de l'église et la fromagerie de Kingsey Falls. Enfin, jusqu'à ce que j'aille à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Quel plaisir! Simple et un peu suranné, bien sûr, mais tellement rafraîchissant en même temps. C'était comme si je me replongeais au coeur de mes souvenirs. J'y ai retrouvé la même bonhommie, les mêmes rires francs et honnêtes, le même mélange hétéroclite, mais harmonieux d'agriculteurs et de citadins, de familles en visite et de résidents, de notables bedonnants et d'ouvriers, unis dans ce qui est, plus probablement qu'à l'époque, la seule messe de leur journée.

Plus que jamais, chaque fois que je reviens dans ce coin de pays, j'ai vraiment l'impression d'être "dans mes terres".

I am very found of the small piece of land where I was born, in the heart of the Eastern Townships, and of the countryside and villages that are scattered around Danville. When I was a child, my parents regularly took us for a drive on fine summer evenings. The rides would take us, by numerous gravel roads, from Saint-Adrien-de-Ham to Saint-Félix-de-Kingsey or from Wotton to St. Albert.

There is no more beautiful and precious childhood memory for me than these ballads, freshly bathed and in pajamas, head out of the back window to admire these fields under the setting sun, to sniff eagerly the smell of freshly cut hay and to relish in the relative coolness of the serene falling on the land. Especially since each trip was a pretext for a treat in the usual form, most of the time, of a nice cone of soft ice cream.

On Saturdays or Sundays, these rides had a special twist; it was cheese night! Sometimes in Saint-Georges-de-Windsor at Fromagerie Proulx, sometimes in Kingsey Falls for a grape soft drink and half a pound of unsalted fresh cheese and the inevitable BBQ chips, or, back to Saint-Georges at Fromagerie Côté. These were my first major public appearances, the first mass gatherings that I have known. On such evenings, the villages were lively with the discussions and laughs of grownups, the laughter and antics of the youngsters and the discreet flirting of teenagers, all coming from the surrounding towns and villages for what was the second Mass of the day.

Of course, I had « cheese nights » since. But I have never felt again this friendly or carefree atmosphere, the genuine pleasure of mingling with one another that emanates from each of those who stood, by those beautiful summer evening, in the lot between the church square and the cheese factory in Kingsey Falls. That is, until I got the chance to go to Fromagerie du Presbytère in Sainte-Elizabeth-de-Warwick. What a pleasure! Simple and a bit old-fashioned, of course, but so refreshing at the same time. It was as if I plunged back right at the heart of my memories. I have found the same good nature, the same hearty and honest laughter, the same motley but harmonious melting pot of farmers and city dwellers, of visiting families and residents, paunchy notables and workers united in what is, more likely that at that time, the only Mass of their day.

More than ever, each and every time I come back here, I really feel that « this land is my land ».


Grande joie

En plus de ces petits plaisirs que m'a procuré ma visite à la Fromagerie du Presbytère, la vie vient tout juste de me gâter et de me procurer une grande joie. Marie-Claude, conjointe de mon fils Maxime, vient de donner naissance à leur premier enfant, une belle grosse, grande et saine fée du nom de Morgane.

Sur ces photos, elle est à 13 heures de vie... vous risquez fort de la voir grandir sur ces pages.


In addition to the small pleasures my visit to the Fromagerie du Presbytère gave me, life recently spoiled me and provide me with a great joy. Marie-Claude, sweetheart of my son Maxime, just gave birth to their first child, a nice big, tall and healthy fairy named Morgane.

In these photos, she's at 13 hours of life ... you are likely to see her grow on these pages.

Texte et photos © 2016 OLNEY

Rattrapage

rattrapage

Près de 45 kilos de viande; d'agneau, de porc et de dinde, ont été nécessaires à la grande fête estivale du feu, le barbecue. 45 kilos pour réunir, dans un coin isolé de l’Estrie, une cinquantaine d’amis, de connaissances et d’étrangers à l’approche du solstice tant attendu.

C’était une belle occasion à saisir pour moi, une façon de marquer la fin du mandat qui m’a occupé tout le printemps, depuis les tout premiers jours de mars jusqu’à la Saint-Jean qui vient. Grâce à ça, j’ai découvert des gens formidables, généreux et engagés et une région que je ne connaissais que de nom, mais qui m’est plus familière maintenant.

Forcément, tout ça m’a un peu éloigné de la photo et j’ai beaucoup de travail à rattraper et de lecture à faire. J’ai notamment à me plonger un peu plus dans l’actualité du monde de la photographie, que Fujifilm a largement animée ces derniers mois.

D’abord avec la sortie du X-Pro 2, plus que digne successeur de l’iconique X-Pro 1 selon la très vaste majorité des observateurs qui ont eu l’occasion de le tester ou qui l’ont acquis depuis. Senseur X-Trans III, 24,3 Mpx, viseur hybride, AF amélioré, 2 fentes SD, utilisation possible de fichiers RAW compressés et j’en passe. L’élément clé de cette nouvelle mouture est bien évidemment le nouveau processeur X-Processor Pro, plus rapide bien sûr, mais qui offre également de nouvelles possibilités et permet, grâce à une gestion du bruit dont Fuji seul a le secret d’avoir recours à la simulation de film argentique ACROS; plaisir des yeux assuré!

Les « reviews » ne manquent pas, mais je vous suggère celles-ci, parmi d’autres:

X-PRO2, ACROS & SOOC…

A PORTRAIT OF EDUARD ~ X-PRO2 & ACROS FILM SIMULATION

Film Simulation, Revolution by Continuous Evolution

Fujifilm X-Pro2 Review – Substance over specs and the X-T2 ghost

Sans oublier toute la série FROM LEO TO REVELATION de Patrick La Roque

Pour ma part, j’attends avec fébrilité la sortie imminente du X-T2, Fuji Rumors avance la mi-juillet. Tous les raffinements introduits dans le X-Pro 2 sont envisageables ici, et peut-être quelques surprises inattendues. Je vais sans doute profiter de la nouvelle offre de Lozeau, Essayer avant d’acheter si le X-T2 devient disponible. Dilemme et discussion avec moi-même en vue!

Du côté des objectifs également il y a de quoi se mettre sous la dent. Si je n’ai pas tiqué à la sortie du XF 35mm F2 R WR, c’est que j’ai déjà le F1.4 qui me satisfait pleinement et est d’une luminosité exceptionnelle, je ne vois pas l’utilité de changer ni de l’ajouter à l’arsenal. Là où ça se complique, c’est avec l’annonce du XF 100-400mm et, surtout, du XF 120mm Macro. Il reste que pour l’instant, mes yeux sont plutôt tournés vers un objectif sorti en 2015, le XF 90mm R LM WR.

Je vous laisse avec ces quelques photos.

Nearly 45 kilos (100 pounds) of meat; lamb, pork and turkey, were necessary for the big summer festival of fire, the barbecue. 45 kilos to get together, in a secluded corner of the Eastern Townships, about fifty friends, acquaintances and strangers to salute the arrival of the much anticipated solstice.

It was a great opportunity for me, a way to mark the end of the job that kept me busy all spring, since the first days of March until the Fête nationale du Québec later this week. Thanks to that gig though, I met wonderful, generous and committed people and discovered a region I only knew by name. It seems more familiar to me now.

Inevitably, I drifted away from photography a bit and I have a lot of work to catch up and reading to do. I have to dive deeper into the news of photography, news that Fujifilm has largely animated in recent months.

There was of course the release of the X-Pro 2, a more than worthy successor to the iconic X-Pro 1 as the vast majority of observers who had the opportunity to test are saying. There are a lot of improvements here; X-Trans sensor III, 24.3 MP, a superb hybrid viewfinder, improved AF, 2 SD slots, possible use of compressed RAW files and so on. The key element of this new version is obviously the new X-Processor Pro, faster of course, but that also offers new possibilities and, thanks to Fujifilm own and secret recipe for noise management, the use of the ACROS film simulation; a treat for the eyes!

There are a lot of reviews available, here are some:

X-PRO2, ACROS & SOOC…

A PORTRAIT OF EDUARD ~ X-PRO2 & ACROS FILM SIMULATION

Film Simulation, Revolution by Continuous Evolution

Fujifilm X-Pro2 Review – Substance over specs and the X-T2 ghost

And don't forget the whole FROM LEO TO REVELATION series by Patrick La Roque

For my part, I anticipate the imminent release of the X-T2, Fuji Rumors is proposing mid-July. All the refinements introduced in the X-Pro 2 are possible here, and there could be a few unexpected surprises. I'll probably enjoy the new Try before you buy offer that Lozeau has put up. That is if the X-T2 becomes available. I’ll be facing a dilemma and expect a good discussion with myself!

As for lenses, there is also something to chew on. If I have not winced at the release of the XF 35mm F2 R WR, it’s that I already own the F1.4 which satisfies me and is exceptionally sharp, I honestly think I have no need for it. It gets more complicated with the announcement of the XF100-400mm and the XF 120mm Macro. More discussions ahead. Still, for now, my eyes are on the XF 90mm R LM WR.

I leave you with these pictures.

Texte et photos © 2016 OLNEY

Éole

OLNEY-eole

Mes déambulations se poursuivent par un soir de grands vents. Dans un rayon de moins d'un kilomètre, autour de l'hôtel dans ce qui constitue le centre-ville de Valleyfield.


FUJIFILM X-T1 et XF 55-200MM


Texte et photos © 2016 OLNEY