Vieux-Montréal

Classic Chrome Bis

Quelques nouvelles photos et d’autres, déjà publiées, que j’ai revisité en ayant recours à la simulation de film Classic Chrome de Fujifilm. J’y vais donc d’un Classic Chrome bis.

C’est fou comme il peut être amusant d’appliquer, d’un seul clic, ce nouveau traitement. Il offre de toutes nouvelles perspectives et, quand j’en maîtriserai mieux les caractéristiques, qui sait ce que cela donnera !

Texte et photos © 2014 OLNEY

Workshop take 2

Voici un second set de photos prises lors de mon workshop avec Patrick La Roque.

Here are some other photos I took on my workshop with Patrick La Roque.

Texte et photos © 2014 OLNEY

Workshop avec Patrick La Roque

Je vous ai déjà dit, dans un autre article que j’allais avoir l’occasion de participer à un atelier avec Patrick La Roque (Montreal 1:1 workshop). Il y avait beaucoup de choses que je souhaitais discuter avec lui; comment m’arrêter de mettre des photos à la corbeille avant même de les avoir prise, arriver à me commettre pleinement dans chaque prise que j’estime valable peu importe ce que d’autres en pensent, et enfin, arriver à assumer pleinement ma position de photographe et d’artiste … entre autres choses. Tout un programme comme vous le voyez. Il a peu à voir avec les questions d’ouvertures, de stops, d’ISO, de profondeur de champ ou des vertus du nouveau 56mm APD de Fuji (bien sûr nous avons parlé de tout ça … vous ne pouvez pas mettre deux gars avec un appareil photo entre eux et vous attendre à ce qu’ils ne parlent pas de technologie et des spécifications de caméras ou d’objectifs…) mais, et je le réalise encore plus aujourd’hui, nous avons passé la grande majorité de temps à discuter d’art et de peur… de ma peur, s’entend. J’admire le travail de Patrick depuis un bon bout de temps et ai lu à peu près tout ce qu’il a mis en ligne. Depuis un certain temps déjà j’avais l’intuition qu’il était la bonne personne pour m’aider à mettre de l’ordre dans tout ça et pour me donner l’impulsion dont j’avais besoin. Heureuse intuition !

J’étais content que Patrick trouve du temps pour l’atelier avant son voyage à la Photokina de Cologne qui commence le 16 septembre. Ainsi, j’ai pris la route mercredi matin pour le rejoindre chez-lui. Un bon café, une discussion amicale autour de mon portfolio et de mon site, et une couverture des derniers évènements d’Apple, de Fujifilm et du nouvel album de U2 ont tôt fait de briser la glace. Puis, après avoir discuté de mes motivations et des objectifs de l’atelier, nous avons mis en place un plan de travail et nous nous sommes dirigés vers les installations du Vieux-Port de Montréal. Pat y avait repéré quelques bâtiments et structures intéressantes datant de l’âge d’or des activités portuaires et industrielles du quartier.

J’ai décidé de m’en tenir à un seul objectif pour toute la journée; le XF 27mm f/2.8. Rien de sexy, fashion ou techniquement innovant, mais il s’est avéré le bon choix. En effet, dès que nous sommes descendus de voiture, un soleil radieux a crevé les nuages… merde… j’aime les nuages, je prie pour qu’il y ait des nuages, je déteste être en plein soleil. Nous sommes donc partis, errant nonchalamment parmi ces structures qui seront bientôt des ruines, à chercher des images. Shooter et parler de la vie, parler technique et shooter la vie. Que bu bonheur ! Pat était équipé du XF 23mm f/1.4 et, dans certaines situations, il a dû travailler plus fort que moi. “Ouais pis…, c’est lui le pro après tout, laisse le travailler il sait quoi faire avec ça lui ”!

Après un lunch de sushis et de bière, Pat m’a fait subir un exercice duquel je me suis tiré avec 4 ou 5 photos intéressantes. J’ai eu essentiellement à shooter tout ce qui attirait mon attention, sans autre intention que de le capter. J’ai donc essayé de laisser de côté les sombres méandres de mon esprit rationnel, ceux qui gèlent mon index; le sujet, le cadrage, la profondeur de champ, etc. … Les résultats ont été pour le moins surprenants, comme je l’ai réalisé instantanément une fois que, de retour dans le studio de Patrick, nous avons commencé l’importation de mes fichiers.

Il y aurait beaucoup plus à dire sur cette journée mais, comme dirait l’autre “Fallait être là”. Pour moi ce fut une sacrée journée. Un jour de libération, d’émancipation. Il me revient le cliché “Le voyage est souvent plus important que la destination” et, malgré le fait que j’ai appris de nouvelles techniques essentielles, à la fois sur le terrain et dans le traitement des fichiers, ce qui me reste et me colle au coeur, c’est toute la confiance en mon talent que ma rencontre avec Patrick a créé. Sa vaste expérience et la reconnaissance internationale de son talent sont des aspects importants, bien sûr, mais j’ai aussi largement profité de son approche de la vie, de l’art et de la photographie.

 

I already told you in another post that I was going to have a Montreal 1:1 workshop with Patrick La Roque. There were lots of things I wanted to discuss with him; stopping putting shots to trash before I even take it, commiting fully to what I believe is worth a shot and how to assume my own stance as a photographer and artist… among other things. Quite a program as you can see. It has little to do with apertures, f stops, and the virtues of the new Fuji 56mm APD (of course we talked about all that jazz… you can’t put two guys with a camera between them and not having them talk tech and specs…), but most of the time, I realised even more today, we talked about art and fear. I had a hint, somehow, that he was the right guy to straigthen me up and give me the push I needed. Boy was that a good hint !

I was glad Patrick found the time to book a meeting before his trip to Photokina. So, on wednesday, I headed to his place for a coffee and a friendly chat over my portfolio and the latest happenings of Apple, Fuji and the new U2 album. Well… new is an euphemism, let’s say recent. Then, after talking about objectives and motives for the workshop we set up a plan and drived to Montreal Old Port district where Pat had spotted some interesting buildings and structures from the golden age of the port.

I decided to commit myself to only one lens throughout the day; the no frills, no fashion, no technical prowess XF 27mm f/2.8. It happened to be a good choice because as soon as we set foot outside the car, the clouds broke and a shimmering sun greeted us… damn… I love clouds, I pray for clouds, I hate the sun. Away we went, wandering among those soon to be ruins and in the streets of Old Montreal. Shooting and talking life, talking tech and shooting life. Pat had the XF 23mm f/1.4 and had to work harder than me… heck, he’s the pro after all, let him work he knows what to do with these.

After sushis and beer, Pat put me through an exercice from witc I got 4 or 5 keepers. I essentially had to shoot whatever caught my eye, with no other intent than to grab it. So I tried to let go with the rational meandres of the mind that freezes my index; subject, framing, DOF, etc… The results were… surprising, as I realised instantly once we got back to Patrick’s place, eased into the studio and imported my frames.

All in all, this was one heck of a day for me. In fact, it was a liberating day. As the cliché goes, “the journey is more important than the destination” and, despite the fact that I learned some important new twists both on the field and in the processing of files, what stays with me and lingered all day today is the confidence that Patrick’s approach of life, art and photography instilled in me. Thanks mate !

Texte et photos © 2014 OLNEY

Vieux-Montréal

Il n’y a pas plus cliché que de faire un tour dans le Vieux-Montréal. Je n’y étais pas passé depuis un bon bout de temps, une dizaine d’années peut-être, et c’est comme si, au fil de ces années, rien du tout n’avait changé, ni même bougé. Les mêmes touristes; européens, asiatiques, québécois, les mêmes vendeurs de souvenirs made in China et, discrets, les mêmes artisans authentiques, peu nombreux, tentant tant bien que mal de tirer profit d’une trop courte saison d’affaires.

Il reste que, malgré tout, le charme opère encore. Le Vieux-Montréal réussit, pour peu que l’on se laisse imprégner de l’atmosphère, à faire oublier la décrépitude généralisée de la métropole. En dépit des quelques chantiers qui parsèment le quartier comme le reste de la ville, on constate rapidement le soin jaloux accordé à cette petite enclave de Nouvelle-France. Eh oui, il y a encore un parfum Vieille Europe qui court dans ses rues, une architecture qui hésite entre 18e et 21e siècle, une léger sentiment d’être ailleurs qu’en Amérique, qui plane sur les visiteurs.


There is nothing more cliché than taking a ride in Old Montreal. I had not gone there for a long time, a decade perhaps, and it is as if, over the years, nothing had changed or even moved. The same tourists are there; Europeans, Asians, Quebecers, the resellers for corporate China are there with what they call souvenirs and, amongst them, some authentic artisans, trying somehow to make a living of a too short business season.

The fact remains that, despite everything, the charm still works. Old Montreal succeed, as long as you let yourself blend in the atmosphere, at letting you forget the general decrepitude of the metropolis. Despite some construction sites that dot the area like the rest of the city, one quickly sees the zealous attention given to taking care of this small enclave of New France. Yes, there’s still a fragrance Old Europe lingering in the streets and the architecture, hesitating between 18th and 21st century, gives a slight feeling of being somewhere else than in America.

Texte et photos © 2014 OLNEY