XF 56mm F1.2 R

Snaps

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Je ne sais pas si c’est l’âge qui me rattrape, mais mon dieu que je trouve l’hiver long! Ça frappe fort cette année, plus fort qu’habituellement. Il y a longtemps que je maudis chaque chute de neige, chaque jour de gadoue, de verglas ou de grand froid. J’ai l’impression d’avoir développé, avec ma pelle, une relation quelque peu malsaine. Une relation si intense et toxique qu’elle ne laisse place à rien d’autre. C’est ma caméra qui en souffre le plus, je crois. Même si le couvercle est bien posé sur la lentille, j’ai l’impression qu’elle me regarde d’un oeil mauvais à chaque jour qui passe sans que je la touche, que je la bichonne ou que je l’allume… de toute façon, toutes mes piles sont mortes depuis longtemps.

J’ai bien essayé de rebâtir ma relation avec elle pourtant. On a passé ensemble ce qui me semblait être une super journée; on a photographié tout ce qui pouvait l’être dans la maison, sous tous les angles, sous tous les éclairages possibles, avec tous les objectifs… Mais ça n’a rien donné de bon au final. Je pense qu’elle aurait aimé mieux sortir dehors. Pas question… on gèle!

Eh oui! Encore un épisode de blues d’hiver. Je devrais m’y faire, ça frappe chaque année. J’aurais dû comprendre depuis longtemps que l’hiver n’est plus ma saison préférée. J’ai beau essayer, je trouve toujours une raison; fait trop froid, fait trop gris, fait trop soleil, il neige et mes objectifs ne sont pas scellés… Que des excuses pour camoufler le manque d’inspiration, qui se transforme en manque d’intérêt et qui fait que, pour un temps, je ne vois plus rien.

Alors, pour dompter la bête et parce qu’il faut bien me secouer un peu, j’ai profité du weekend et de quelques sorties en famille pour voir si l’arrivée prochaine du printemps pouvait y changer quelque chose. D’où ces quelques images, des clichés sans prétention aucune, mais qui me font dire que l’amour n’est pas mort entre nous.

Texte et photos © OLNEY 2019

I went to the market...

OLNEY-i-went-to-the-market

Pouvez-vous croire que, depuis le tout début du mois de juin, la super gang du marché Locavore de Racine a tenu, beau temps mauvais temps, le marché public du samedi? Et ce jusqu'à hier, 17 décembre, par -14 et par chemins enneigés. Ça a été, encore cette année, une très belle réussite.

Ce qui distingue le marché Locavore, enfin, ce que j'y retrouve et qui me fait y revenir, c'est l'atmosphère qui y règne. J'y ai l'impression d'être dans mon village, l'impression d'y être attendu. Pas comme de la visite qui vient de temps en temps ou comme le citadin bon chic, bon genre qui passe en se promenant en campagne, non. Je m'y sens plutôt comme un ami ou à tout le moins comme quelqu'un qu'on reconnait, qu'on salue, à qui l’on sourie et, surtout que l'on écoute... les yeux dans les yeux. Et ce, malgré l'effervescence, malgré l'affluence et malgré le succès grandissant du marché.

Ce samedi, c'était donc le dernier marché de l'année. C'est ce qui marque le début du long enfermement de l'hiver. Il me reste heureusement quelques choux de Bruxelles des Jardins Naturlutte, du jambon de la Ferme St-Jean, des oeufs de la Ferme Noëka, les bons voeux de Johanne, de Gaston, de Linda... et je les garde, pour mieux passer l'hiver.

Could you believe that, from the very beginning of June, the fabulous gang at Racine Locavore market held their public market on Saturdays, rain or shine? That is until yesterday, December 17th, by a freezing -14 C and snow covered roads and fields. And it was, once again, a great success.

What distinguishes this market, well, what I find there that brings me back to it, is the friendly atmosphere that reigns there. I feel like Racine is my village, as if I belong there and am expected, each and every week. Not like a distant relative that comes from time to time, or the city-dweller that happens to stop while traveling the countryside. More like a friend or, at the very least, like someone you know, someone you greet, to whom you smile and, above all, someone you listen to... eye to eye. And this, despite the effervescence, despite the affluence and despite the growing success of the market.

So this Saturday saw the last market of the year. It marks the beginning of the long confinement of winter. Fortunately, I have a few Brussels sprouts from Jardins Naturlutte, ham from Ferme St-Jean, fresh eggs from Ferme Noëka, and the good wishes of Johanne, Gaston, Linda... and I keep them for me, it will help me pass Winter.

Texte et photos ©2016 OLNEY

Petits plaisirs, grande joie

petits plaisirs grande joie

Petits plaisirs...

Je suis demeuré très attaché au petit coin de pays qui m'a vu naître, au coeur de l'Estrie, et à la campagne et aux villages qui parsèment les alentours de Danville. Tout enfant nous faisions régulièrement, par les beaux soirs d'été, des tours de "machine" par les chemins graveleux qui nous menaient de Saint-Adrien-de-Ham à Saint-Félix-de-Kingsey ou de Wotton à Saint-Albert.

Il n'y a pas plus beau souvenir d'enfance pour moi que ces ballades, frais lavé et en pyjama, la tête sortie par la fenêtre à admirer ces champs sous le soleil déclinant, à humer avec avidité l'odeur du foin coupé et à profiter de la relative fraîcheur du serein qui tombe. D'autant plus que chaque sortie était prétexte à une petite gâterie qui prenait, la plupart du temps, la forme d'un beau cornet de crème glacée molle.

De toutes ces sorties, celles du samedi et du dimanche avaient un caractère particulier parce que c'était soir de fromage! Tantôt à Saint-Georges-de-Windsor à la fromagerie Proulx, tantôt à Kingsey Falls pour une "grapette", une demi-livre de fesse et un chips BBQ, ou encore, de retour à Saint-Georges, à la fromagerie Côté. Ce sont là mes premières grandes sorties publiques, les premiers grands rassemblements populaires que j'ai connus. Ces soirs-là, les villages étaient animés des discussions et des rigolades des grands, des rires et des ébats des plus jeunes et des flirts discrets des adolescents, tous venus du patelin ou des villes et villages environnants pour cette deuxième messe de la journée.

Bien sûr, je suis retourné "au fromage" depuis. Mais je n'ai jamais retrouvé cette atmosphère conviviale, cette insouciance de bon vivant, ce plaisir de se côtoyer qui émanaient de chacun de ceux et celles qui se tenait, par ces beaux soir d'été, entre le parvis de l'église et la fromagerie de Kingsey Falls. Enfin, jusqu'à ce que j'aille à la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth-de-Warwick. Quel plaisir! Simple et un peu suranné, bien sûr, mais tellement rafraîchissant en même temps. C'était comme si je me replongeais au coeur de mes souvenirs. J'y ai retrouvé la même bonhommie, les mêmes rires francs et honnêtes, le même mélange hétéroclite, mais harmonieux d'agriculteurs et de citadins, de familles en visite et de résidents, de notables bedonnants et d'ouvriers, unis dans ce qui est, plus probablement qu'à l'époque, la seule messe de leur journée.

Plus que jamais, chaque fois que je reviens dans ce coin de pays, j'ai vraiment l'impression d'être "dans mes terres".

I am very found of the small piece of land where I was born, in the heart of the Eastern Townships, and of the countryside and villages that are scattered around Danville. When I was a child, my parents regularly took us for a drive on fine summer evenings. The rides would take us, by numerous gravel roads, from Saint-Adrien-de-Ham to Saint-Félix-de-Kingsey or from Wotton to St. Albert.

There is no more beautiful and precious childhood memory for me than these ballads, freshly bathed and in pajamas, head out of the back window to admire these fields under the setting sun, to sniff eagerly the smell of freshly cut hay and to relish in the relative coolness of the serene falling on the land. Especially since each trip was a pretext for a treat in the usual form, most of the time, of a nice cone of soft ice cream.

On Saturdays or Sundays, these rides had a special twist; it was cheese night! Sometimes in Saint-Georges-de-Windsor at Fromagerie Proulx, sometimes in Kingsey Falls for a grape soft drink and half a pound of unsalted fresh cheese and the inevitable BBQ chips, or, back to Saint-Georges at Fromagerie Côté. These were my first major public appearances, the first mass gatherings that I have known. On such evenings, the villages were lively with the discussions and laughs of grownups, the laughter and antics of the youngsters and the discreet flirting of teenagers, all coming from the surrounding towns and villages for what was the second Mass of the day.

Of course, I had « cheese nights » since. But I have never felt again this friendly or carefree atmosphere, the genuine pleasure of mingling with one another that emanates from each of those who stood, by those beautiful summer evening, in the lot between the church square and the cheese factory in Kingsey Falls. That is, until I got the chance to go to Fromagerie du Presbytère in Sainte-Elizabeth-de-Warwick. What a pleasure! Simple and a bit old-fashioned, of course, but so refreshing at the same time. It was as if I plunged back right at the heart of my memories. I have found the same good nature, the same hearty and honest laughter, the same motley but harmonious melting pot of farmers and city dwellers, of visiting families and residents, paunchy notables and workers united in what is, more likely that at that time, the only Mass of their day.

More than ever, each and every time I come back here, I really feel that « this land is my land ».


Grande joie

En plus de ces petits plaisirs que m'a procuré ma visite à la Fromagerie du Presbytère, la vie vient tout juste de me gâter et de me procurer une grande joie. Marie-Claude, conjointe de mon fils Maxime, vient de donner naissance à leur premier enfant, une belle grosse, grande et saine fée du nom de Morgane.

Sur ces photos, elle est à 13 heures de vie... vous risquez fort de la voir grandir sur ces pages.


In addition to the small pleasures my visit to the Fromagerie du Presbytère gave me, life recently spoiled me and provide me with a great joy. Marie-Claude, sweetheart of my son Maxime, just gave birth to their first child, a nice big, tall and healthy fairy named Morgane.

In these photos, she's at 13 hours of life ... you are likely to see her grow on these pages.

Texte et photos © 2016 OLNEY

The power of the X-Trans file

power of x trans files

We all make mistakes, once in a while. Sometimes more often than that. Sloppiness is probably the main reason why. That's what happened to me this week while shooting for fun in Montréal. I've been shooting at 6400 ISO the night before and, in bright sunlight the morning after, I didn't even bother with my settings, dialed in my C3 set-up for jpegs, and that was it. Never looked at anything else but compensate exposure here and there. I was weary, exhausted by the long drive and the traffic jams and just shot what was there. Not thinking. Without a single look at the histogram, just snapping and snapping again. Later, realizing it, I just put the ISO button back to Auto without looking at the Auto ISO set-up that, of course, I had changed the night before. Sloppy, weary and unaware.

I ended up with badly composed (a lot of cropping...) and poorly exposed files all day long. In the evening, I got sluggish speeds and camera shake. Thanks to the amazing quality and power of the X-Trans file, I managed to get out decent snapshots from most of the files (I won't use the word "photographs" for these). None of them is great. None of them is going to get to my portfolio, but it shows how great the Fuji RAW files are.

The first three images were shot at 6400 ISO, the last four at sluggish speeds.

Nous faisons tous des erreurs, à l'occasion. Quelquefois, nous en faisons plus fréquemment. Le manque d'attention ou la paresse en sont souvent les principales raisons. C'est ce qui m'est arrivé. plus tôt cette semaine, alors que je prenais quelques photos pour le plaisir lors d'une visite à Montréal. La veille, j'avais pris quelques photos de nuit à 6400 ISO et avait modifié mes paramètres en conséquence. Le lendemain, en plein soleil, je n'ai pas porté attention le moins du monde à ce que je faisais. J'ai simplement sélectionné mes paramètres préférés pour les jpegs, c'est tout. Je n'ai rien fait d'autre si ce n'est de compenser l'exposition, ici et là. J'étais brûlé, fatigué par la route, dérangé par les travaux et les bouchons de circulation et me suis mis à prendre des clichés, encore et encore; sans réfléchir, sans jamais regarder mon histogramme, clic..., clic..., clic.... Réalisant plus tard que j'étais à 6400 ISO, je suis retourné à Auto ISO mais, je n'ai jamais même pensé à revoir mes paramètres d'Auto ISO, paramètres que j'avais également modifiés la veille, évidemment. Fatiqué, paresseux ou inconscient...

Je me suis évidemment retrouvé avec des images à la composition douteuse (beaucoup de recadrage nécessaire), et des fichiers mal exposés tout au long de la journée et, le soir venu, des vitesses trop lentes qui induisent des mouvements de caméra. Grâce à la qualité exceptionnelle et à la puissance des fichiers X-Trans de Fuji, j'ai réussi à tirer des clichés décents de la plupart des fichiers (je n'ose pas utiliser le terme de "photographies" pour ces clichés). Pas un seul n'est fantastique. Aucune de ces images ne se retrouvera dans mon portfolio, mais elles permettent de constater toute la puissance des fichiers RAW de Fuji.

Les trois premières images sont prises à 6400 ISO, les quatre dernières à des vitesses trop basses.

Texte et photos © 2016 OLNEY

Session de portraits en nature


Pour la toute première fois, j'ai eu l'occasion d'utiliser les objectifs XF 35mm F1.4 R et XF 56mm F1.2 R pour autre chose que du travail personnel; une petite session de portraits en nature avec un jeune couple. Et pour la première fois également, j'allais traiter tout un shooting avec Capture One Pro. Ça fait beaucoup d'imprévus en une seule fois. Ni les objectifs, ni C1P ne m'ont déçus.

D'abord, les ouvertures maxi de F1.2 et F1.4 m'ont été d'un grand secours, compte tenu que le temps était nuageux et gris pour la majorité du shooting et que nous étions plus souvent qu'autrement sous le couvert des arbres. En revanche, et c'est surtout le cas du 56mm, ça laisse peu de place à l'erreur car la profondeur de champ est très très courte. J'ai encore à l'apprivoiser, c'est l'évidence, mais quels résultats pour ce qui est de détacher le sujet de l'arrière plan et pour donner à ce dernier un très joli floutage, un bokeh (beurk... quel affreux terme) artistique.

Voici donc quelques exemples ainsi que quelques photos "behind the scene" qui me permettent des expériences avec C1P. Beaucoup de plaisir à venir!


Note: Les liens vers les objectifs de Fuji qui mènent au site de Camtec Photo ne sont pas des liens affiliés. Je n'en retire aucun bénéfice. Ils servent simplement de liens informatifs. 



For the very first time, I had the opportunity to use the XF 35mm F1.4 R  and the XF 56mm F1.2 R for anything other than personal work; a quick portrait session with a young couple. And for the first time, I was going to process a whole shoot with Capture One Pro. That's a lot of new things at once. Neither the lenses nor C1P disappointed me.

First of all, the F1.4 and F1.2 maximum apertures were a great help as the weather was cloudy and gray for the majority of the shoot and we were, more often than not, under the cover of trees. However, and this is especially true of 56mm, so small apertures leaves little room for error as the DOF is very short. I have yet to tame it, this is obvious, but I got great isolation of the subject from the background and a very nice artistic bokeh (yuck ... what a terrible word, let's say blur).

Here are some examples and BTS pics that allowed me to experiment with C1P. Looking forward to a lot of fun stuff!


Note: Links to Fuji lenses that lead to Camtec Photo website are not affiliate links. I get no benefit whatsoever. They simply serve as informative links.


Texte et photos © 2015 OLNEY