Hiver

Snaps

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Je ne sais pas si c’est l’âge qui me rattrape, mais mon dieu que je trouve l’hiver long! Ça frappe fort cette année, plus fort qu’habituellement. Il y a longtemps que je maudis chaque chute de neige, chaque jour de gadoue, de verglas ou de grand froid. J’ai l’impression d’avoir développé, avec ma pelle, une relation quelque peu malsaine. Une relation si intense et toxique qu’elle ne laisse place à rien d’autre. C’est ma caméra qui en souffre le plus, je crois. Même si le couvercle est bien posé sur la lentille, j’ai l’impression qu’elle me regarde d’un oeil mauvais à chaque jour qui passe sans que je la touche, que je la bichonne ou que je l’allume… de toute façon, toutes mes piles sont mortes depuis longtemps.

J’ai bien essayé de rebâtir ma relation avec elle pourtant. On a passé ensemble ce qui me semblait être une super journée; on a photographié tout ce qui pouvait l’être dans la maison, sous tous les angles, sous tous les éclairages possibles, avec tous les objectifs… Mais ça n’a rien donné de bon au final. Je pense qu’elle aurait aimé mieux sortir dehors. Pas question… on gèle!

Eh oui! Encore un épisode de blues d’hiver. Je devrais m’y faire, ça frappe chaque année. J’aurais dû comprendre depuis longtemps que l’hiver n’est plus ma saison préférée. J’ai beau essayer, je trouve toujours une raison; fait trop froid, fait trop gris, fait trop soleil, il neige et mes objectifs ne sont pas scellés… Que des excuses pour camoufler le manque d’inspiration, qui se transforme en manque d’intérêt et qui fait que, pour un temps, je ne vois plus rien.

Alors, pour dompter la bête et parce qu’il faut bien me secouer un peu, j’ai profité du weekend et de quelques sorties en famille pour voir si l’arrivée prochaine du printemps pouvait y changer quelque chose. D’où ces quelques images, des clichés sans prétention aucune, mais qui me font dire que l’amour n’est pas mort entre nous.

Texte et photos © OLNEY 2019

Derniers jours de 2018

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Fujifilm X-T2 | XF27mm F2.8 | XF35mm F1.4 R


Quelques photos éparses des derniers jours et des derniers rassemblements familiaux de 2018.

Some miscellaneous pictures from the last days and family gatherings of 2018.

In Sherbrooke, Québec.

Texte et photos © 2019 OLNEY

L'hiver s'accroche

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Les traces de l'hiver s'accrochent partout. Un peu de lumière du printemps, ici et là, trop peu pour s'en contenter.

Braver la grisaille omniprésente, mettre le nez dehors autant que possible, c'est peut-être la seule façon de composer avec ce que la nature nous offre.


Texte et photos © 2018 OLNEY

Entre deux saisons

Centrale Frontenac, Sherbrooke QC

Il neige abondamment ce matin et, semble-t-il, pour quelques jours encore. Ce n'est rien de bien surprenant sous nos latitudes où l'hiver a tendance à s'éterniser. Il a aussi l'habitude, quand on le croit fini, de se pointer le nez de façon inopportune, inattendue à tout le moins, question de se rappeler à nos bons souvenirs, de nous dire qu'il ne sera jamais bien loin. Et comme la météo est un des sujets de conversation les plus prisés des Québécois, il ne faudra pas se surprendre d'entendre parler de l'hiver au beau milieu des canicules de la fin juillet.

C'est que l'hiver est la saison omniprésente au Québec, celle qui, en quelque sorte, définit qui nous sommes, de quel caractère nous sommes faits. C'était, au début de la colonie, un test de survie, de résilience, de courage et de débrouillardise que de "passer l'hiver". D'une certaine façon, c'est encore le cas à notre époque, malgré tout le confort moderne et la qualité des vêtements techniques actuels. C'est devenu un combat de l'esprit, une lutte incessante pour garder le moral. Certains s'en accommodent mieux que d'autres, bien sûr.

Pourtant, le printemps est à nos portes. Les champs se dépouillent de toute la neige accumulée et les ruisseaux et les rivières se gorgent de toute cette eau, sous l'effet de plus en plus marqué du soleil. L'espoir renaît, les couleurs reviennent chasser le blanc omniprésent et, pour ma part, je "retige", bien avant les fleurs printanières.

 

It is snowing heavily this morning and, apparently, for a few more days. There is nothing surprising here. At our latitudes, winter tends to drag on. When you think it's over, it finds a way to come back in an inopportune and unexpected way. As if it wants to make sure we're not forgetting it or to tell us that he will never be very far away. And, as the weather is one of the most popular topics of conversation for Quebecers, one will not be surprised to hear us talk about winter even in the heatwaves of late July.

Because winter is the ubiquitous season in Quebec, a season that, in a way, defines who we are, what character we are made of. It was, at the beginning of the colony, a test of survival, resilience, courage and resourcefulness to survive through winter. In a way, this is still the case today, despite all the modern comforts and the quality of today's winter technical clothing. It has become a fight of the mind, an incessant struggle to keep up morale. Some are better at this than others, of course.

Yet, spring is upon us. The fields are nearly stripped of all the accumulated snow, and the streams and rivers are filling with all this water, under the irresistible attacks of the sun. Hope is renewed, the colors return and chase away the omnipresent white of winter. For my part, it feels like I'm blooming again, well ahead of the spring flowers.

Texte et photos © 2018 OLNEY

Québec - La rue

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Ces dernières semaines ont été plus occupées qu'à l'habitude. Nettement. Submergé par des dossiers urgents et des délais serrés, j'ai dû leur consacrer toute mon attention et toute mon énergie. Pris dans ce maelström, je n'ai pas eu l'occasion de faire beaucoup de photo.

J'avais, ce weekend, un besoin urgent d'avoir ma dose de photographie, de voir du monde, de changer de décor, de regarder autre chose que mon écran d'ordi, d'ouvrir les yeux, de regarder mes semblables, de prendre un bain d'humanité. Quoi de mieux que le Carnaval de Québec pour se frotter aux autres en plein hiver? Pas tant pour le Carnaval, bien sûr, mais pour la foule.

Évidemment, tout ce petit monde n'avait aucune idée de l'horreur qui allait se déployer le lendemain même. Pour l'heure, chacun était heureux d'être là, ensemble simplement. C'est pas ça la vie?

These past few weeks have been busier than usual. Definitely. I was overwhelmed by projects I had to complete and very tight deadlines. I had to devote all my energy and attention to those and, caught in the maelstrom, I had very little time for photography.

This weekend, I felt an urgent need to get my fix. I desperately needed to see people, to change scenery, to look at something else than a computer display, to open my eyes, to look at and see my fellow men, in short, to take a bath of humanity. In the dead of winter, nothing beats the Carnaval de Québec for this. I don't care for the Carnaval in itself, but I knew there would be a crowd.

Obviously, no one had the faintest idea of the horror that would unfold the next day. They were just happy to be there, joking and having fun, walking and discovering Québec together. Isn't that life, as it should be.

Texte et photos © 2017 OLNEY